L’OPC et ONU Femmes s’unissent dans la lutte contre les violences faites aux femmes
Signature, ce lundi 7 décembre 2020, d’un protocole d’accord entre l’Office de la protection du citoyen (OPC) et ONU Femmes, en vue de renforcer leur coopération dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Le mémorandum signé vise à contribuer à la promotion des politiques publiques de protection sociale visant les femmes et les filles.
C’est le protecteur du citoyen, Me Renand Hedouville et Mme Dédé Ekoué qui ont signé au nom de L’Office de la protection du citoyen et ONU Femmes, respectivement, ce mémorandum d’accord, pour continuer la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette signature clôt les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, et annonce le 10 décembre, journée consacrée à la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La directrice générale de l’OPC, Yolande Moyard Joseph, dit croire aussi que cet accord va favoriser l’égalité des sexes dans l’administration publique, freiner la discrimination faite à l’égard des femmes, apporter un soutien au respect des droits des femmes en situation de détention et empêcher la prescription de plaintes des femmes victimes d’agressions et de viols.
Elle souligne aussi que cet accord veut promouvoir la paix et la cohésion sociale à travers un système de respect des droits des individus sans tenir compte de leur âge et de leur sexe.
De son côté, le protecteur du citoyen critique l’absence d’une femme parmi les membres du Conseil national d’assistance légale. Me Renand Hédouville estime que le gouvernement doit réviser la formation de ce conseil, en suggérant de nommer une femme comme directrice générale du Conseil national d’assistance légale. Me Hédouville rappelle qu’il est prévu par la loi que les femmes trouvent leur place dans toutes les sphères sociopolitiques du pays.
Notons que le Conseil national d’assistance sociale est composé du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Rockfeller Vincent, du protecteur du citoyen, Me Renand Hedouville, du ministre de l’Économie et de Finances, Monsieur Michel Patrick Boisvert, et d’un autre personnage de sexe masculin désigné par le Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire.
La représentante de l’ONU Femmes en Haïti, Mme Dédé Ekoué estime que la première chose à bannir est la violence faite aux femmes. Elle croit que les femmes aussi doivent s’impliquer davantage dans les activités politiques du pays.
Madame Ekoué dit croire que la lutte contre les violences faites aux femmes peut entrainer la construction d’une nouvelle société.
Moise Saint-Eloi
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