L’OEA confirme le calendrier référendum et électoral de l’Administration Moise/Jouthe
Malgré les multiples appels des acteurs de l’opposition politique et de la société civile, l’Organisation des États américains (OEA) continue de soutenir le pouvoir en place dans la réalisation du référendum et des élections en Haïti.
À travers ce calendrier électoral rendu disponible, l’Organisation des États américains (OEA) confirme les dates du référendum, 25 avril, et des élections législatives et présidentielles, 19 septembre et 21 novembre, retenues par le Conseil électoral provisoire. Le calendrier commence le 7 février avec les élections présidentielles en Équateur pour terminer avec compétitions électorales de Honduras. Des 14 dates clés de ce calendrier, la République d’Haïti compte trois.
Ce calendrier électoral de l’organisation continentale vient corroborer les déclarations du secrétaire général, Luis Almagro, qui préconisent la tenue des élections en Haïti. Le 5 janvier, M. Almagro a affirmé son soutien au processus électoral. « Nous renouvelons notre soutien à l'importance d'un processus électoral intégral en 2021 qui se conclura par un transfert démocratique et pacifique du pouvoir au cours de l'année à venir », a-t-il expliqué.
Une année électorale, selon le pouvoir en place
Dès le début de l’année, le chef de l’État, dans son discours à l’occasion de la Fête de l’Indépendance, a indiqué que l’année 2021 est consacrée à la nouvelle constitution, aux élections et à l’énergie électrique. « 2021 est incontestablement une année électorale. Pour faire face à cet enjeu crucial pour l’avenir d’Haïti, je demande à l’Office national d’identification (ONI) de prendre toutes les mesures pour permettre aux citoyens-nes de se doter de la Carte d’identification nationale », a tweeté Jovenel Moise le 7 janvier.
Peu de temps avant ce tweet du président de la République, le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié le calendrier référendaire et électoral. Ce dernier fait état de nombreuses activités dudit conseil, dont les dates de la tenue du référendum et des élections locales, législatives et présidentielles.
L’opposition reste ferme sur sa position
L’opposition plurielle continue de décliner toute élection avec l’administration de Jovenel Moise. Au contraire, les acteurs politiques évoquent la fin constitutionnelle du mandat du président Jovenel Moise pour le 7 février de cette année. Des structures de l’opposition l’ont signifié à des institutions internationales comme l’OEA et l’ONU.
À l’approche du 7 février, les partis et organisations de l’opposition se resserrent les rangs pour contraindre le président à laisser le pouvoir. À en croire leurs dires, ils sont en train de préparer l’après 7 février, c'est-à-dire l’établissement du pouvoir de transition.
Woovins St Phard
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