« Les Haïtiens sont très clairs : nous ne voulons pas l’aumône, nous voulons reconstruire nos vies »
Au milieu d’un décor que la responsable humanitaire de l’ONU Edem Wosornu a trouvé « assez choquant », une image continue de la hanter : celle d’une moto transportant trois ou quatre enfants, boucles dans les cheveux pour les filles, chaussettes bien remontées pour les garçons, tous en route vers l’école.
« Cela ne me quittera jamais », a-t-elle confié vendredi, au retour d’une mission en Haïti du 16 au 20 mars.
Cette scène de dignité au milieu du chaos résume, selon elle, l’ampleur de la tragédie haïtienne autant que la force de sa population.
Une crise humanitaire qui s’aggrave
Haïti est confronté à « l’une des crises humanitaires les plus graves et les plus rapidement détériorées de l’hémisphère occidental », a averti Mme Wosornu.
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