Haïti sous pression : gangs et catastrophes naturelles aggravent la crise humanitaire
Alors que la crise des droits humains atteint des proportions alarmantes en Haïti, l’escalade de la violence des gangs dans les départements du Centre et de l’Artibonite, combinée aux catastrophes naturelles, plonge le pays dans une situation humanitaire catastrophique, a alerté jeudi la cheffe adjointe aux droits de l’homme de l’ONU.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), la violence et l’instabilité ont provoqué le déplacement de plus de 1,45 million de personnes dans ce pays caribéen situé sur l’île d’Hispaniola. Il s’agit d’une hausse d’un tiers en moins d’un an.
« L’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation est hors de portée pour des millions d’Haïtiens, ce qui sape davantage la cohésion sociale et l’Etat de droit », a affirmé la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme de l’ONU, Nada Al-Nashif.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Al-Nashif a souligné que la violence des gangs a aggravé l’instabilité dans un pays déjà marqué par une gouvernance fragile et d’énormes besoins humanitaires.
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