Haïti : une « lueur d’espoir » dans la lutte contre les gangs
La libération de territoires préalablement aux mains de gangs, ainsi qu'une présence policière plus « motivée et visible », offrent une « lueur d'espoir » à Haïti, alors que cette nation insulaire des Caraïbes continue de lutter contre la violence, l'insécurité et la pauvreté, a affirmé lundi un expert de l'ONU.
Au moins 1,4 million de personnes résidant principalement dans la capitale, Port-au-Prince ont été contraintes de fuir leur domicile en raison de la violence des gangs – soit plus de 10 % de la population haïtienne. Selon William O’Neill, l’expert des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, il s'agit d'un « niveau sans précédent de déplacements internes ».
Devant la presse au siège de l’ONU, à New York, à l’issue d’une mission de 10 jours dans le pays, il a déclaré que la « crise des droits de l’homme en cours engendre des souffrances massives pour le peuple haïtien, et tout particulièrement pour les plus vulnérables ».
Au moins 26 gangs contrôlent jusqu’à 90 % de Port-au-Prince ainsi et sa banlieue. Environ la moitié des membres de ces gangs sont des enfants âgés de moins de 18 ans.
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