Gouvernance : Alix Didier Fils-Aimé a les coudées franches
Entre soutien de la communauté internationale, signature du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections et mise en place d’un nouveau gouvernement, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dispose de toutes les marges de manœuvres nécessaires pour conduire la transition. Pour de nombreux observateurs, le chef du gouvernement n’a désormais plus droit à l’erreur.
Le Premier ministre est non seulement la seule figure du pouvoir exécutif, mais possède aussi toutes les cartes en main pour mener la transition. D’une part, il a le soutien indéfectible des pays de la communauté internationale, comme les États-Unis d’Amérique, la France, le Canada, du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Marco Rubio.
D’autre part, M. Fils-Aimé a pu facilement trouver un consensus avec la classe politique, au lendemain du mandat du Conseil présidentiel de transition, quoi que la population redoutât un vide institutionnel ou une vague de protestations. Le samedi 21 et le dimanche 22 février 2026, le locataire de la Primature a paraphé un document avec des organisations de la société civile, des groupements, partis et regroupements politiques consacrant un exécutif monocéphale.
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