En Haïti, l’ONU tente d’accompagner une sortie de transition à haut risque
À moins de trois semaines de la fin officielle de la transition politique à Port-au-Prince, Haïti avance sur une ligne de crête, entre promesse d’élections et risque d’un nouveau vide institutionnel. C’est dans cet entre-deux instable que l’ONU a décidé de reprendre pied, physiquement et politiquement, dans une capitale livrée depuis de nombreux mois à la loi des gangs.
« Haïti est entrée dans une phase critique de son processus de restauration des institutions démocratiques », a averti mercredi Carlos Ruiz Massieu, principal représentant de l’ONU dans le pays, devant le Conseil de sécurité. La formule est diplomatique, mais le message est clair. « L’heure des manœuvres politiques est terminée », a-t-il lancé, appelant l’ensemble des acteurs haïtiens – autorités de transition, partis, société civile, secteur privé, leaders religieux – à « prioriser l’intérêt national et agir avec responsabilité et retenue ».
Cette mise en garde intervient alors que l’ONU rétablit progressivement l’intégralité de sa présence à Port-au-Prince, après deux années marquées par des évacuations de personnel en raison de l’insécurité chronique. Le redéploiement du personnel international du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) de M. Ruiz Massieu, rendu possible par des accords logistiques et sécuritaires régionaux, marque un changement de dynamique.
Un cadre électoral posé, sans date de scrutin
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.