Crise sécuritaire : les forces de l'ordre peinent à inverser la spirale de violence
Malgré les opérations annoncées par la Force de Répression des Gangs (FRG) et la Police nationale d’Haïti, l’insécurité continue d’asphyxier la vie quotidienne dans la capitale et au-delà. Les habitants peinent à vaquer à leurs occupations alors que des groupes armés tiennent toujours plusieurs quartiers et axes stratégiques.
En effet, des opérations conjointes ont été menées récemment dans l’Ouest et l’Artibonite, notamment à proximité de l’hôpital Bernard Mevs, où la police affirme avoir levé plusieurs barricades et dégagé des voies principales. Sur le terrain cependant, peu de changements tangibles se font sentir : Tabarre, Pernier, Pacot, Turgeau, Pernier, Torcel, Kenscoff, ainsi que des localités de l’Artibonite et du Centre comme Lascahobas et Mirebalais, restent sous la coupe de groupes armés qui imposent des règlements de fait.
Par ailleurs, Perchée autrefois comme refuge, Kenscoff illustre le basculement de la crise : la commune est désormais affectée par des groupes armés qui y déploient la violence pillages, viols, exécutions sommaires et dont les actions perturbent les activités agricoles et les circuits commerciaux. Les interventions policières, quand elles ont lieu, sont souvent jugées trop sporadiques ou trop lourdes, alimentant la défiance de la population.
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