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Des organisations féministes haïtiennes dénoncent l’insécurité et les violences

Des organisations féministes haïtiennes dénoncent l’insécurité et les violences

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À l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2025, plusieurs organisations féministes et de défense des droits humains en Haïti ont pris la parole pour dénoncer la grave crise humanitaire et sécuritaire qui frappe le pays. Elles appellent à la justice, à la réparation et à une véritable prise de responsabilité de la part des autorités haïtiennes et de la communauté internationale, en particulier des Nations Unies.

Lors d’une conférence de presse organisée le 22 septembre 2025, le Bureau des Avocats Internationaux (BAI) a mis en évidence le contraste entre le discours officiel de l’ONU « 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains » et la réalité haïtienne, marquée par l’insécurité généralisée, le déplacement massif de la population et l’absence de protection pour les groupes les plus vulnérables.

L’avocat Pierre Gesnel a souligné l’urgence de reconnaître que la paix et les droits humains demeurent inaccessibles pour une large majorité de la population haïtienne.

Marie Kattia Dorestant, directrice du Conseil pour les femmes au sein du BAI, a alerté sur la situation de plus d’un million de personnes déplacées vivant dans des camps sous des tentes, selon l’OIM. La majorité d’entre elles sont des femmes et des enfants. Elle a insisté sur le fait que les droits des femmes doivent être placés au cœur des discussions sur la paix et le développement durable.

De leur côté, les militantes féministes Rachelle Fondechaine et Lima Dahana, membres de l’organisation KREDFA, ont dénoncé l’explosion des violences sexuelles dans les camps de déplacés. Elles révèlent que 65 % des viols recensés en Haïti surviennent dans ces camps, la plupart ayant pour victimes des mineures. Plus de 61 % des victimes sont déplacées internes et 20 % sont des filles mineures. Elles demandent des mesures urgentes pour garantir justice, protection et réparation.

Elles exigent entre autres la reconnaissance officielle de ces violences comme violations graves des droits humains, La justice et des réparations pour les victimes, La mise en place de mécanismes de prévention et de protection, Une coopération renforcée entre l’État haïtien et la communauté internationale.

Modeline Youte

 

 

 

 

 

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