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COREPAD/PEA rend publique sa proposition de sortie de crise

COREPAD/PEA rend publique sa proposition de sortie de crise

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La coalition des regroupements politiques pour l'avancement de la démocratie/Parti émergent et alliés COREPAD/PEA a présenté officiellement le rapport consensuel relatif à une proposition novatrice et rassembleuse qui offre au peuple haïtien une sortie de crise pluridisciplinaire. Un protocole d'accord a été signé entre les participants. Cette activité a eu lieu ce vendredi 29 août 2025 à Pétion-Ville.

En effet, cette structure avait organisé le 27 juin dernier une assise nationale pour discuter autour de la situation de crise qui ronge le pays, notamment la crise sociopolitique et sécuritaire, puis une retraite nationale du 14 au 19 août 2025 pour réévaluer la situation générale du pays, analyser le processus de transition en cours et évaluer la pertinence des différentes propositions visant à résoudre la crise généralisée qui dure depuis au moins quatre ans.

Dans ce cadre, le vice-président de la COREPAD/PEA a fait savoir que les constats et analyses ont révélé que la gouvernance actuelle de la transition est incohérente, exclusive, irrégulière et irresponsable. Il devient donc urgent de repenser le système de gouvernance transitoire, en s'appuyant sur des mécanismes inclusifs, réalistes et pragmatiques, surtout dans le contexte d’instabilité politique, de crise sécuritaire, humanitaire, économique, sociale et institutionnelle du pays.

La COREPAD/PEA reconnaît la gravité de la situation et l'urgence d'agir rapidement, avec intelligence, pour éviter qu'une nouvelle vague de crise n'éclate le 7 février 2026.

En ce sens, la structure a formulé un ensemble de recommandations au terme de ces démarches, telles que la nomination d’un nouveau Premier ministre à la tête d'un gouvernement d’urgence nationale, dont la mission principale sera de restaurer la sécurité et la stabilité dans le pays. Ce Premier ministre devra également mener un dialogue national, dans un délai de trois mois, avec les acteurs nationaux et la diaspora. Ensuite, la tenue d’un dialogue inclusif, transparent et souverain devra aboutir à un accord politique et à l’adoption d’une résolution pour organiser le départ ordonné du gouvernement actuel et des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Toujours selon ce document, cet accord fixera les bases d’un nouvel exécutif bicéphale, composé d’un Président de la République et d’un Premier ministre, pour conduire la dernière phase de la transition jusqu’au 7 février 2026.

En outre, il est prévu la poursuite des discussions sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, en élargissant les consultations à toutes les classes sociales du pays, y compris la diaspora. Le comité de suivi s’engage à faire connaître cette proposition à la nation tout entière, ainsi qu’à la communauté internationale, afin de contribuer à une sortie de crise durable.

« Avec ces neuf présidents que nous avons aujourd'hui, le combat est engagé, mais nous ne perdrons pas de temps. Nous demandons le départ immédiat du Premier ministre Didier Alix Fils-Aimé, car nous ne pouvons plus rester passifs dans cette génération. Nous constatons que sa présence est un véritable obstacle à notre existence comme peuple, que ce soit dans les quartiers populaires ou dans les zones rurales, où lui et ses acolytes ont déjà organisé des réseaux avec des marchands de malheurs », a affirmé Me Wilson Joseph, président de la COREPAD/PEA.

Plus loin, il a déclaré qu’à travers cette résolution, ils allaient utiliser tous les moyens pacifiques pour faire partir le CPT et tous ceux qui accompagnent le chef du gouvernement. Ils demandent au CPT de comprendre la gravité de la situation.

« Après la signature du document, signé par les 200 partis politiques et organisations de la société civile, nous exigeons une transition ordonnée et raisonnable. Car le Conseil présidentiel de transition est incapable d'organiser les élections, ni de répondre aux besoins du pays, et le temps qu’il avait s’est déjà écoulé », a-t-il ajouté.

Parallèlement, il a communiqué en disant que la structure offre une alternative, une porte de sortie pour aller vers un départ ordonné. Le Premier ministre actuel doit se retirer. Un autre pourra ouvrir un véritable dialogue national, un dialogue qui doit conduire à la sortie du CPT. Cela permettra qu’au 7 février 2026, le CPT ne soit plus là et que le départ se fasse de manière ordonnée, sans l’intervention de l’international.

Yasmine Sanon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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