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Des organisations de défense des droits humains dénoncent la paralysie des activités au parquet de Port-au-Prince

Des organisations de défense des droits humains dénoncent la paralysie des activités au parquet de Port-au-Prince

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Toutes les activités au parquet de Port-au-Prince sont paralysées depuis trois semaines en raison d’un groupe d’avocats qui réclament la révocation de Me Frantz Monclair, commissaire du gouvernement au parquet.

Des responsables d’organisations de défense des droits humains, tels que Alermy Pierrevillus, directeur exécutif de la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH), et le Père Gardy Maisonneuve, président exécutif du Centre Karl Lévêque, se sont exprimés sur le sujet dans le cadre d’une interview téléphonique accordée au journal Le National.

En effet, Alermy Pierrevillus a exprimé la préoccupation de la POHDH face à la situation au tribunal de première instance de Port-au-Prince et au parquet, avec le mouvement de protestation de plusieurs avocats qui demandent la révocation du commissaire du gouvernement Frantz Monclair. Selon lui, ce mouvement vient « mettre de l’huile sur le feu ».

« La justice se trouvait déjà dans une situation difficile, elle ne pouvait pas fonctionner à cause de l’insécurité et de la violence des gangs. Il y a un ensemble de tribunaux dans le pays qui ne peuvent pas fonctionner, sans compter le déplacement du parquet de Port-au-Prince dans un espace inapproprié. Cela ralentit toutes les activités et cette situation nuit davantage aux justiciables », a ajouté le défenseur des droits humains.

Il a fait savoir que la POHDH s’était rendue au parquet dans le cadre d’un suivi sur un dossier, mais qu’ils n’avaient pas pu le faire. Ils en ont profité pour échanger avec quelques avocats protestataires et des greffiers afin de voir comment, en tant qu’association de défense des droits humains, ils pouvaient recueillir plus d’informations sur ce sujet.

Pour sa part, Gardy Maisonneuve de la SKL a déplore que des personnes qui devraient être des exemples se retrouvent à se battre. Cela prouve selon lui à quel point nous avons atteint le plus bas niveau. « D’après mon enquête, c’est une question d’intérêts qui serait en jeu. Il semble que certains voudraient mettre leur propre commissaire du gouvernement, comme cela se faisait auparavant », précise le défenseur des droits humains.

D'après lui, pour résoudre la situation, il faudrait un ministre de la Justice responsable et un commissaire du gouvernement qui fasse valoir ses droits. Les facultés de droit devraient dispenser des cours d’éthique aux avocats afin qu’ils ne se battent pas seulement pour leurs intérêts, mais pour l’intérêt général.

Il estime que le rôle des organisations de défense des droits humains est de produire des rapports sur le comportement des acteurs, de mener une médiation entre les parties pour permettre aux personnes en prison de comparaître devant un juge. Il annonce qu’ils vont rencontrer les principaux concernés pour voir comment permettre au parquet de reprendre ses activités.

Sorah Schamma Joseph

 

 

 

 

 

 

 

 

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