Quand même les orphelinats ne sont plus des refuges
La situation sécuritaire s'envenime davantage en Haïti. La population est prise entre deux étaux, entre la résurgence des cas de kidnapping et la pression constante des gangs armés contre les quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince et des villes de province.
En Haïti, plus aucune localité n'est exempte de la violence des bandits. Les quartiers huppés comme les défavorisés sont en proie à l'insécurité. Les caïds organisent des enlèvements collectifs et individuels en pleine rue, tout comme ils s'introduisent dans les demeures des citoyens, dans des institutions privées ou publiques pour les kidnapper.
Ces derniers jours, on assiste à une flambée de cas de rapt dans plusieurs régions du département de l'Ouest. Le plus récent est celui de huit personnes, dont un enfant et un missionnaire irlandais, à l'Orphelinat Sainte-Hélène de Kenscoff dans la nuit du 3 août 2025. Un énième cas d'enlèvement qui a suscité beaucoup d'indignation chez la population, en particulier les institutions Nos Petits Frères et Sœurs et la Fondation St-Luc, qui ont suspendu toutes leurs activités sur le sol haïtien en signe de protestation.
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