La vague d’insécurité persiste dans l’Artibonite
Après le massacre de sept personnes dans la localité de Kapenyen le samedi 19 juillet, attribué au gang «Kokorat San Ras» opérant dans l’Artibonite, la situation demeure tendue dans le département. Le lundi 21 juillet, des affrontements ont éclaté entre les groupes d’autodéfense de Kapenyen et des hommes armés, paralysant totalement les activités dans la commune de L'Estère. En conséquence, toute circulation de véhicules et de personnes vers la ville des Gonaïves s’est retrouvée bloquée.
Plusieurs habitants de quartiers proches de L’Estère dénoncent la recrudescence des violences affectant différentes communes du département, alors que les autorités restent inactives face à l’aggravation de la crise. Des citoyens interrogés par le journal Le National ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des actes de violence qui sèment la panique parmi les populations de Mapou Chevalier, Grande-Désdunes et Petites-Désdunes. Majoritairement agriculteurs, ces habitants affirment que l’insécurité les empêche non seulement de cultiver leurs terres, mais également de récolter ce qu’ils avaient déjà semé. Orius Simon, ancien CASEC de la commune de Désdunes, accuse les autorités d’avoir laissé la crise s’aggraver, poussant les paysans à fuir leurs localités sans pour autant se sentir en sécurité ailleurs.
Au matin du 21 juillet, la situation restait instable à L’Estère, selon plusieurs témoignages. « Après l’attaque des Kokorat San Ras sur Kapenyen, de nombreux citoyens ont rejoint les groupes d’autodéfense pour empêcher les bandits d’avancer. D’intenses échanges de tirs ont eu lieu entre les hommes armés et les brigadiers. L’axe routier reliant L’Estère à Gonaïves est complètement paralysé, et les habitants des zones avoisinantes sont pris de panique. Nous demandons un renforcement urgent des forces de l’ordre pour repousser ces hommes armés qui menacent et terrorisent les civils», rapporte Orius Simon.
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