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Des entrepreneurs victimes de l’insécurité réclament le décaissement urgent des fonds d’appui promis

Des entrepreneurs victimes de l’insécurité réclament le décaissement urgent des fonds d’appui promis

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Lors d'une conférence de presse organisée ce mercredi 18 juin 2025, des bénéficiaires du projet d’appui aux entrepreneurs des MPME victimes de la violence des gangs armés, mis en œuvre par la Fédération haïtienne des petites et moyennes entreprises (FHAPME) avec le soutien du gouvernement, ont critiqué la lenteur des autorités dans le décaissement des fonds d’accompagnement prévus pour ces victimes.

En effet, l’insécurité généralisée qui règne dans le pays a de lourdes conséquences sur le fonctionnement des activités commerciales et a provoqué la fermeture de dizaines d’entreprises dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. C’est dans ce contexte que la FHAPME et le gouvernement haïtien ont lancé, le 7 mai dernier, un programme d’accompagnement destiné à aider les entrepreneurs à poursuivre leurs activités sur le territoire.

Les bénéficiaires de ce plan, parmi lesquels la Chambre de commerce haïtiano-brésilienne (CCHB), l’Association des entrepreneurs de petites et moyennes entreprises, l’Union des commerçants du département du Centre, entre autres, ont salué et remercié les responsables de la FHAPME ainsi que le gouvernement pour cette initiative en faveur des entrepreneurs victimes. Toutefois, ils en ont profité pour dénoncer la lenteur des dirigeants : depuis environ cinq mois après le lancement du programme, aucun bénéficiaire n’a encore reçu ce prêt qui devrait permettre de relancer leurs entreprises.

«Nous, les entrepreneurs qui faisions vivre nos entreprises dans le pays, avons dû fermer malgré les crédits que nous avons contractés, en raison de l’insécurité. Nous en appelons au gouvernement, au Conseil présidentiel de transition, et à la présidente de la FHAPME, Mme Marie Yanick Mézile Lhérisson, qui s’est investie pour la mise en œuvre de ce projet. Nous, les victimes, avons réellement besoin de cet argent pour redémarrer nos activités et contribuer à la création d’emplois dans le pays,» a déclaré Me Josias Benoît, secrétaire général de la CCHB.

Il a ajouté qu’il y a déjà cinq mois que les bénéficiaires attendent ce financement, qui serait pourtant inscrit dans le budget rectificatif 2024-2025. «Ce prêt n’est pas une faveur, mais un crédit mérité, car ils sont des entrepreneurs victimes qui contribuent à l’économie nationale».

Pour sa part, l’entrepreneur Paul Loulou Chéry a rappelé que cette initiative devrait permettre aux entrepreneurs de relancer leurs activités. Il a dénoncé l’inaction des autorités qui, selon lui, n’ont pris aucune disposition pour que le projet atteigne les bénéficiaires. Il a ainsi lancé un cri d’alarme aux responsables, les invitant à assumer pleinement leurs responsabilités afin de faire avancer ce programme.

Yasmine Sanon

 

 

 

 

 

 

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