« Nou p ap dòmi » annonce la construction d’une force politique
Lors d’une conférence de presse le mardi 23 février 2021, « Nou p ap dòmi » a présenté une initiative face à la crise de gouvernance qui sévit dans le pays. Tout en se positionnant sur la conjoncture, la coordinatrice de « Nou p ap dòmi », Pascale Solages, a annoncé la fondation d’une force politique au sein de la structure, en vue de poser des actions tangibles dans la société
Nou p ap dòmi veut mieux s’impliquer et prendre plus de responsabilités au sein de la société, selon ce qu’a fait savoir Pascale Solages qui informe que ce collectif citoyen entreprend la construction d’une force politique. Tout en restant succincte sur cette force politique nouvellement créée, elle a énuméré les raisons qui ont poussé la structure à prendre une telle décision.
« Aider le pays à sortir dans la dictature, la violence et la corruption, rompre avec le système sociopolitique décrié par la population, devenir des acteurs actifs dans la vie politique », a énuméré le membre de Nou p ap dòmi. « Il est temps d’agir et de nous engager activement sur la scène politique ». Bien que satisfait de retrouver leurs idées de rupture dans tous les documents pour la gouvernance de transition, « Nou p ap dòmi » se dit inquiet par rapport à l'attitude de certains acteurs politiques pour qui la rupture n‘a pas de sens profond.
En outre, Pascale Solages parle de redressement, de réorientation. Pour l’activiste politique, la crise que connait Haïti aujourd’hui est surtout une crise de société qui demande l’implication de tous. Daphnée Valmond Bourgeon, membre de la structure Nou p ap dòmi, dit ne pas trouver les résultats espérés auprès des acteurs politiques, de la société civile et économique du pays face à la crise qui perdure. Ainsi, ces petrochallengers invitent la population, notamment la jeunesse à intensifier les mouvements de revendications.
Pour sa part, Stephane Michel, membre de ce collectif de citoyens, critique la situation sociopolitique du pays et accuse Jovenel Moïse d’avoir détruit les acquis démocratiques et de ne pas respecter les prévisions constitutionnelles. Par ailleurs, « Nou p ap dòmi » considère le pays comme une espace de kidnapping, de terreur, de corruption, de l’indifférence des Nations unies, en gros ; un pays dirigé par un président de facto.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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