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« Mwen pa gen papye » : À Ouanaminthe, des Haïtiens déportés cherchent leur identité

« Mwen pa gen papye » : À Ouanaminthe, des Haïtiens déportés cherchent leur identité

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      Chaque semaine, des centaines d’Haïtiens, d’Haïtiennes sont renvoyé.e.s sans ménagement à la frontière entre la République Dominicaine et Ayiti. À Ouanaminthe, ce samedi 31 mai 2025, sans papiers, sans repères, des individus déportés essaient de reconstruire une vie. Heureusement, certains efforts sont entrepris par l'OIM, KOICA et leurs partenaires pour les aider à retrouver une identité légale, a appris la rédaction du quotidien Le National auprès des autorités compétentes.

      C’est dans la poussière et la confusion du poste frontalier de Ouanaminthe que tout recommence pour beaucoup d’Ayitien.ne.s. Certain.e.s n’ont même pas une carte d’identité en poche. « Yo lage nou tankou chen » a témoigné Junior, 26 ans, déporté de la République dominicaine il y a deux jours. « M pa gen papye, m pa menm konn kijan pou m kòmanse » a-t-il ajouté.

    Face à cette situation, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec le soutien de la Korea International Cooperation Agency (KOICA), intervient sur le terrain. Dans l’objectif de faciliter l’obtention de documents officiels pour les rapatrié.e.s. Ces papiers ne sont pas seulement des bouts de plastique ou de papier – ils représentent la clé pour accéder à des droits fondamentaux, trouver un emploi ou se déplacer en sécurité.

       En collaboration avec les Archives Nationales d'Haïti (ANH) des campagnes de sensibilisation sont mises en place. On y explique l’importance des pièces d’identité, comment les obtenir et pourquoi elles sont vitales, surtout dans un contexte de migration forcée. Des affiches, des messages radio et des agents communautaires viennent à la rencontre des gens, souvent dans des conditions très précaires.

      Pour ces déportés, récupérer leur identité, c’est aussi retrouver un peu de dignité. Et pour un pays comme Ayiti, c’est un pas vers un meilleur contrôle de ses citoyen.ne.s, et peut-être, une meilleure protection de ceux/celles qui n’ont plus rien.

Elmano Endara JOSEPH

joseph.elmanoendara@student.ueh.edu.ht

 

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