L’avant-projet de Constitution déclenche une vague de réactions dans la société
La publication récente de l’avant-projet de la nouvelle Constitution, soumis à l’exécutif par le comité de pilotage de la Conférence nationale, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique, de la société civile et de la population haïtienne.
L’ancien parlementaire Steven Benoît a été l’un des premiers à critiquer ouvertement cette démarche, qu’il juge inconstitutionnelle. Dans une déclaration postée sur sa plateforme X l’ex-sénateur de l’Ouest a dénoncé ce qu’il qualifie de « crime contre la patrie ». Selon lui, seule l’Assemblée nationale est habilitée à amender la Constitution, conformément aux procédures prévues par la loi. Il appelle à la démission des membres du Conseil présidentiel de transition et du Premier ministre Alix D. Fils-Aimé, qu’il accuse d’avoir outrepassé leurs fonctions.
Me Patrick Pierre-Louis, bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, dans une entrevue accordée à une station de radio dans la capitale, a également fustigé la démarche du comité. Il soutient que ce dernier ne dispose d’aucune légitimité ni de compétence juridique pour élaborer une nouvelle Constitution ou soumettre un texte à référendum. Selon lui, même le Conseil présidentiel de transition (CPT) ne peut légalement convoquer la population à un tel processus.
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