Haïti : plus de 1 600 morts au premier trimestre 2025, selon un rapport de l’ONU
Les chiffres du premier trimestre 2025, révélés dans un rapport accablant publié par les Nations Unies, dressent un tableau effroyable de la situation sécuritaire en Haïti. En l’espace de trois mois, plus de 1 617 personnes ont été tuées dans une spirale de violence qui semble désormais échapper à tout contrôle.
Dans les rues de Port-au-Prince et de ses environs, la peur est devenue une compagne quotidienne. Les gangs armés, plus déterminés que jamais à étendre leur territoire, ont multiplié les attaques dans les communes de Delmas, Kenscoff, Mirebalais et Saut d’Eau. Objectif est de fragiliser Pétion-Ville, verrou stratégique de la capitale, et prendre le contrôle des routes menant à la République dominicaine. L’attaque de la prison de Mirebalais, suivie de l’évasion de 515 détenus, illustre la puissance de ces groupes structurés et lourdement armés.
Mais la violence ne vient pas uniquement des gangs. Le mouvement « Bwa Kalé », expression d’une justice populaire née du désespoir, a lui aussi causé la mort de 189 personnes, accusées sans procès d’appartenir à des groupes criminels ou d’avoir commis des délits. Ces exécutions sommaires, souvent publiques, traduisent l’effondrement de l’autorité judiciaire.
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