28 février : les Gonaiviens ont marché pacifiquement
La grande marche contre la dictature et le respect de la Constitution lancée, dans la capitale par un secteur religieux et des organisations de la société civile, a trouvé écho dans la cité de l'Indépendance. Plusieurs centaines de manifestants ont marché dans les rues de la ville pour dénoncer la dictature, le kidnapping, la corruption et exiger le respect de la Constitution.
Le poids de la société civile dans la crise actuelle est de plus en plus certain. Après avoir publié des notes par rapport à la fin du mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse, le secteur religieux recourt à des mouvements de rues. Pour ce dimanche 28 février, plusieurs organisations de la société civile, parmi lesquelles des organisations syndicales, leaders religieux, association d'étudiant et professionnels, ont répondu à l’appel de manifester d’une frange importante du secteur protestant.
Les manifestants, avec leurs messages revendicatifs contre le pouvoir et la communauté internationale, ont parcouru, pendant plusieurs heures, divers quartiers de la ville.
« Nous sommes descendus dans la rue pour exiger le respect de l'article 133-2 de la Constitution de 1987 amendée et contrecarrer la dictature que veut établir dans le pays, le gouvernement PHTK avec à sa tête Jovenel Moïse qui affaiblit les institutions du pays. C'est pour cela nous nous mettons debout pour dévier les plans macabre de l'équipe au pouvoir pour permettre à l'international, à travers les multinationales, d'avoir le contrôle de l'économie du pays. Nous dénonçons le dernier décret du 8 février qui a cédé Savane Diane, à Saint-Michel de l'Attalaye, à la famille Apaid. Dans ce même élan, nous dénonçons l'ONU, le Core Group, l'Ambassade des États-Unis et le Binuh qui supportent Jovenel MOÏSE au pouvoir. Nous sommes dans la rue pour dire que nous avons droit à la vie. C'est ce message que l'ensemble de la population, dans toutes ses composantes, vient d'envoyer. J'encourage la population à continuer de faire entendre leur voix contre les plans macabres du pouvoir et de leurs alliés », a fait savoir Don Cliff Adrien, coordonnateur de Asosyasyon inivèsitè revolisyonè (ASIRE).
Lesly SUCCÈS
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.