Insécurité : Divergences au sommet de l'État paralysent la lutte contre les gangs
Alors que le pays fait face à une insécurité galopante, les divergences entre la Primature et la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH) paralysent la chaîne de commandement. Conséquence : les citoyens, pris au piège d'une violence incontrôlée, se retrouvent une fois de plus livrés à eux-mêmes.
Il n'est pratiquement plus un secret que les relations entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Directeur général de la PNH, Normil Rameau, se sont considérablement dégradées. La méfiance s'est installée au sommet du CSPN, fragilisant la coordination des actions de sécurité sur le terrain. Pendant que les débats internes s’enlisent, les bandits, eux, gagnent du terrain.
Dans la capitale comme en province, les actes criminels se multiplient : enlèvements, attaques armées, pillages. La police, démobilisée par les tiraillements entre ses dirigeants politiques et institutionnels, peine à intervenir efficacement. Plusieurs zones stratégiques du pays échappent totalement au contrôle des forces de l’ordre, laissant place à un sentiment d’abandon généralisé.
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