Insécurité: la peur a-t-elle changé de camp ?
La tension a diminué dans certaines zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince au cours de ces derniers jours. Des chefs de gangs, qui s'affichaient presque en permanence sur les réseaux sociaux, se font de plus en plus discrets. Face à ce constat, des membres de la population s'interrogent.
En effet, quelques quartiers, autrefois en proie aux violences des bandits, semblent connaître un léger répit. Pour certains, ce silence serait le résultat de l'utilisation de drones dans certains foyers de gangs. Ils avancent que, ces derniers jours, le bruit de drones survolant l’espace aérien de certains quartiers n’a cessé de résonner.
Ainsi, nombreux sont ceux qui se demandent si la peur a réellement changé de camp, passant du côté des membres de la population, autrefois terrorisés et contraints d’abandonner leurs maisons, à celui des malfrats qui s’improvisent autorités, défiant l'État et imposant leurs lois à la communauté.
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