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Haïti-politique: Plus de 500 organisations rejettent le référendum constitutionnel annoncé par le CPT

Haïti-politique: Plus de 500 organisations rejettent le référendum constitutionnel annoncé par le CPT

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Plus de 500 organisations locales et de la diaspora haïtienne ont levé leur voix pour dire non à l'organisation du référendum, de la réforme constitutionnelle et des élections par le Conseil présidentiel de transition en Haïti. Ils ont en outre soulevé que ces initiatives ont été prises en dehors de l’accord du 3 avril 2024 et de la constitution de 1987.

«Nous lançons un appel à tous les citoyens, hommes et femmes, progressistes, tous les patriotes qui croient en l’avenir du pays et pas seulement en l’avenir personnel, pour unir nos forces, pour se mobiliser contre ce coup final que les  forces des ténèbres sont prêtes à donner au peuple haïtien, ainsi qu’à son Histoire et à son identité ! Il s’agit d’un complot visant à plonger le pays dans une crise encore plus grave. Ce système ne devrait pas! C’est un devoir citoyen de se lever”, ont rappelé ces représentants de plus de 500 organisations et réseaux à l'intérieur et en dehors du pays, dont des tenants de l’accord de Montana.

Selon ces citoyens, la Constitution de 1987 est la marque de divorce fabriquée contre l’ancien système à travers tout ce qu’il représentait. Les règlements de la loi mère ont fait rupture entre les rapports d’un État traditionnel et la nation. « C’est une constitution qui a établi une république sociale, basée sur  des économies solidaires, basée sur le système des coopératives. Une constitution qui consacre la décentralisation du pays et non la République de Port-au-Prince, où les régions, à travers l’Assemblée départementale, ont le pouvoir de décider de la manière dont elles décident de s'administrer et définissent leur avenir. Une constitution affirmant que les paysans – femmes et femmes – et les communautés rurales doivent participer à la gestion de l’État, au niveau local, au sein des sections communales, au sein des communes, à l’intérieur de l'ASEC et du CASEC et avec le Conseil communal et le Conseil départemental», ont-ils souligné. 

 Concernant la réforme constitutionnelle en cours, ces responsables d'organisations et de structures politiques ont soumis qu’une telle démarche ne doit pas être l'œuvre d’un groupe d'experts mais celle de toute la population haïtienne. « C’est dans le Respect des principes de transparence et participation des secteurs dans cet Accord du 3 avril 2024, qu’on a précisé la question constitutionnelle (on n’a pas dit amendement ni réforme ) On a dit que la question constitutionnelle doit être discutée et décidée à l’intérieur de la Conférence nationale. La seule façon pour faire respecter cette phrase solennelle: « Le peuple haïtien proclame la présente constitution », ont-ils ajouté.

Parallèlement, ils ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'organisation de la Conférence nationale. Pour eux, le comité de pilotage a été créé en violation a l’accord du 3 avril et le plus grave à partir de quelques manœuvres politiques fallacieuses pour le peuple haitien.  « L’accord du 3 avril prévoit une Conférence nationale qui crée les conditions pour que la population se parle à elle-même, qu’elle se rassemble, parle de son destin, dans le cadre d’une organisation massive de leaders démocratiques et populaires. C’est un espace pour s’exprimer publiquement, librement parmi toutes les catégories de la société, pour comprendre pourquoi le projet démocratique de la Constitution 87 ne s’applique jamais, et c’est ensemble que nous pouvons guérir la souffrance du peuple haïtien.  C’est dans l’espace de la Conférence Nationale que nous devons chercher ensemble les principes visant à renforcer l’État et la société afin de permettre à tous de vivre en tant qu’individus dans leur dignité», ont-ils lancé.

Les signataires de cette note ont aussi protesté contre l’organisation du référendum alors que les autorités concernées n’ont exprimé aucune volonté pour mettre fin à l'insécurité. En ce sens, ils ont dénoncé les incompétences de ce gouvernement de transition, les gaspillages au plus haut sommet de l’Etat pendant que la population croupit dans la misère. Ainsi, ils ont lancé une campagne de mobilisation pour dire non aux agissements de ce régime et réclame la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance dans les affaires de l’Etat.

 

Oberde Charles 

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