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Grève des enseignants : division au sein du mouvement malgré l'annonce du gouvernement

Grève des enseignants : division au sein du mouvement malgré l'annonce du gouvernement

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Environ quatre semaines après le lancement du mouvement de débrayage des enseignants, des syndicats continuent d'appeler à la poursuite de cet arrêt de fonctionnement, et ce, en dépit du fait que le gouvernement avait annoncé la levée de cette grève.

Presque tous les ans, les professeurs des écoles publiques entament des arrêts de travail pour réclamer de meilleures conditions de travail, un ajustement salarial, une carte de débit, entre autres. Cette année encore, c'est la même rengaine. Les syndicats des enseignants ont lancé, depuis mi-janvier, un mouvement de grève dans tous les établissements publics du pays.

Cette mobilisation a privé des milliers d'apprenants de leur droit à l'apprentissage. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a tenu des rencontres avec les syndicats du secteur éducatif et a annoncé, aussitôt, la levée de cet arrêt de fonctionnement. Pourtant, cette annonce a attisé les discordes au sein des groupements du secteur. Des enseignants ont repris leur activité, d'autres appellent à une trahison et poursuivent avec le débrayage.

Cette division a provoqué une formation à double vitesse au sein même des écoles nationales. Des établissements, dont le lycée national de Pétion-Ville, le Lycée Fritz Pierre-Louis, le Lycée Marie-Jeanne, entre autres, reprennent leur fonctionnement, tandis que des élèves des écoles des villes de province parcourent quotidiennement les rues pour réclamer la présence des professeurs dans les salles de classe.

L'Association nationale des normaliens indépendants d'Haïti (ANNIH) dénonce la passivité des autorités responsables face à cette situation qui perdure depuis près de quatre semaines. « Le gouvernement a revu à la hausse le budget alloué au ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, ce qui est largement suffisant pour répondre à nos revendications, qui d'ailleurs sont justifiées et justifiables», a déclaré Dieucibon Pierre-Noël, secrétaire général adjoint de l'ANNIH.

Le syndicaliste dénonce également le comportement de certains groupements qui, selon lui, ont préféré abandonner le mouvement et laisser tomber leurs revendications afin de reprendre les cours. «ANNIH a été exclu de la table des discussions. Nous sommes contre cet arrangement qui ne reflète pas nos griefs. Le gouvernement a décidé de fixer la carte de débit à 15 000 gourdes, alors que nous savons bien que cette somme ne peut pas répondre au coût élevé de la vie. Déjà, l'inflation est à plus de 29 %. N'en parlons pas du fait que les professeurs sont décapitalisés en raison de l'insécurité», a fustigé M. Pierre-Noël.

Ainsi, le gréviste encourage ses pairs à maintenir le mouvement et à sensibiliser davantage les élèves sur l'importance de cette grève, afin qu'ils puissent prendre part à cette initiative, qui vise à améliorer les conditions de vie des professeurs afin d'augmenter leur performance de travail.

 

Sheelove Semexant 

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