Le CADDOH dénonce la lenteur du système judiciaire et la surpopulation carcérale en Haïti
Le collectif des avocats pour la défense des droits humains (CADDOH) dénonce les lenteurs des autorités judiciaires haïtiennes dans l'organisation des assises criminelles dans la juridiction de Port-au-Prince, alors que les centres de détention des prisons regorgent de détenus qui n'ont jamais été présentés devant un juge. Le CADDOH exige également du gouvernement qu'il prenne des mesures pour relocaliser le Palais de justice de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets.
En effet, selon le coordonnateur du CADDOH, cela fait environ 8 ans qu'il n'y a pas eu de procès pénal devant les tribunaux, ce qui provoque une surpopulation carcérale. Cette situation constitue une violation des droits humains, car selon la constitution, une personne arrêtée doit être jugée dans les plus brefs délais.
« On peut constater dans les commissariats, ainsi qu'à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), des détenus qui, depuis deux ans, n'ont jamais été présentés devant un juge naturel », a déclaré Me Arnel Rémy. « En tant que défenseurs des droits humains, face à cette situation et aux conditions de vie difficiles des prisonniers, parmi lesquels se trouvent des malades qui n'ont pas reçu de soins de santé, nous nous adressons au Premier ministre, M. Alix Didier Fils-Aimé, au ministre de la Justice et au commissaire du gouvernement pour leur faire savoir qu'il y a urgence dans les centres de détention, notamment dans les prisons pour femmes et les mineurs. »
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.