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CEP : des organisations de droits humains sollicitent l'intervention de la CARICOM

CEP : des organisations de droits humains sollicitent l'intervention de la CARICOM

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Dans une correspondance adressée à la Communauté des Caraïbes (CARICOM), les organisations de défense des droits humains attirent l'attention sur la fragilité du processus transitoire, la violation de l'accord politique du 3 avril 2024 et de la Constitution haïtienne, suite à la décision du Conseil présidentiel de transition (CPT) d'écarter de force le secteur des droits humains du Conseil électoral provisoire (CEP).

Les organismes de défense des droits humains tentent par tous les moyens de faire accepter leur représentant au sein du CEP. Après des tentatives infructueuses au niveau local, ils se tournent vers la communauté internationale. Ces structures ont adressé une lettre aux éminentes personnalités de la CARICOM pour dénoncer la décision du CPT de désigner Magalie à la place de leur représentant légitime, Me Gédéon Jean.

« Cela a été fait sous la pression d'une personnalité de l'équipe de Montana, agissant sous couvert de défense des droits humains. À chaque fois que le CPT s’apprête à publier le nom de l’élu du secteur des droits humains, cette personne menace certains conseillers présidentiels de révéler leurs dossiers de corruption, de vols et de détournement de biens publics », peut-on lire dans la lettre.

Les signataires rappellent que Me Gédéon Jean a été élu lors d’une élection démocratique, transparente et publique organisée le 26 août 2024 sous les auspices de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Me Jean avait obtenu 81 voix sur 86, tandis que les deux autres candidats, Jaccillon Barthélémy et Freud Joseph, avaient recueilli respectivement trois (3) et deux (2) voix.

Ces groupements soulignent que les droits du secteur des droits humains de participer au CEP et aux affaires publiques du pays sont garantis par la Constitution haïtienne, qui définit clairement les neuf secteurs devant siéger au CEP. L'accord du 3 avril 2024, qui reprend cette disposition, ainsi que les instruments internationaux de protection des droits humains et les lettres envoyées les 8 juillet et 7 août 2024 par le CPT à sept organisations de défense des droits humains pour coordonner ce processus, confirment cette légitimité.

Ces organisations estiment que cette décision remet en question la crédibilité et la légitimité du Conseil présidentiel de transition. Elles arguent que cet acte, surprenant, indique sans équivoque que des dispositions sont déjà prises pour manipuler le processus électoral ainsi que le référendum.

À cet effet, elles sollicitent une intervention de la CARICOM afin que des mesures soient prises pour sauver le processus de transition. « Sinon, les sacrifices des acteurs locaux, soutenus par la coopération internationale via la CARICOM, seront vains, et le pays sombrera davantage dans le chaos », ont-elles averti.

 

 

 

 

 

 

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