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La transformation de la MMAS en mission de paix en Haïti bloquée au Conseil de sécurité des Nations unies

La transformation de la MMAS en mission de paix en Haïti bloquée au Conseil de sécurité des Nations unies

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La Russie et la Chine s’opposent à l’idée d’un quelconque déploiement d’une mission de paix en Haïti. La rencontre du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est déroulée ce mardi 20 novembre, a pris fin sur une note sombre pour Haïti. Aucune mesure n’a été adoptée par le conseil pour aider le pays qui fait face à une grave crise sécuritaire, malgré les pressions de certains pays comme le Canada, le Brésil, la Jamaïque et le Mexique.

Le Canada, le Brésil, la Jamaïque, le Mexique, la République Dominicaine, ces pays ont chacun déployé leur représentant à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour appeler à une mission de paix en Haïti, quoique qu’ils ne fassent pas partie du conseil. L’ambassadeur canadien, de son côté plaide pour une action immédiate en Haïti, en soutenant que « le temps presse, les acteurs de la communauté internationale doivent réagir au plus vite». Il a donc plaidé auprès du Conseil de renforcer les sanctions onusiennes contre les individus et institutions impliqués dans l’alimentation de la violence en Haïti. S’accentuant sur la gravité de la crise humanitaire en Haïti, il rappelle aux membres du conseil que «5,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans le pays».

Le Sous-Secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques, Miroslav Jenča, fait état d’un tableau sombre projeté depuis ces trois années de transition politique qui suivent depuis l’assassinat du président Jovenel Moise en 2021. « Le pays est aujourd’hui dans sa troisième année de transition politique après l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Le 11 novembre, le Conseil présidentiel de transition a nommé un nouveau Premier Ministre, M. Alix Didier Fils-Aimé, après des semaines d’intense bras de fer avec l’ancien Premier Ministre, M. Garry Conille. M. Fils-Aimé est le quatrième premier ministre à occuper ce poste au cours de cette transition politique. Nous sommes profondément préoccupés par la lenteur des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route d’Haïti pour le rétablissement des institutions démocratiques », a-t-il poursuivi.

Par contre, les récentes résolutions du conseil en faveur d’Haïti est une augmentation considérable du soutien renforcé en matière de sécurité fourni par la communauté internationale, qui complète la Police nationale d’Haïti. Ce soutien doit inclure des capacités, des armes, des équipements et une expertise spécialisée adéquates dont la Police nationale d’Haïti a besoin pour rester le principal acteur de la réponse contre les gangs armés, a-t-il déclaré dans son allocution. La représentante de la Chine a mis l’accent sur la responsabilité des acteurs locaux pour résoudre la crise en Haïti. Elle a souligné qu’aucun effort extérieur ou assistance ne serait utile à moins que toutes les factions politiques en Haïti n’assument leurs responsabilités, ne fassent preuve de volonté politique et ne collaborent pas pour la stabilité et le développement de leur pays».

Le représentant la CARICOM, l’ambassadeur de Grenade qui a pris part à cette réunion, s’est exprimé sur les limites des premiers contingents de la force multinationale qui sont actuellement présents en Haïti. Il a déclaré : «La transition vers une mission de maintien de la paix est indispensable à la tenue d’élections libres et équitables conformément au cadre de transition convenu». En effet, la discussion sur la transformation de la mission MSS en une opération de maintien de la paix de l’ONU a été abordée en septembre dernier par l’ancien président du Conseil présidentiel de transition, M. Edgard Leblanc Fils. Son successeur à la présidence tournante, M. Leslie Voltaire, a renouvelé cette demande dans une lettre adressée au Conseil de sécurité le 21 octobre 2024, souhaitant la transformation du MSS dans les meilleurs délais afin de parvenir à l’organisation des élections dans le pays, rétablir la paix, l’ordre et la sécurité pendant la période de cette transition que le mandat du Conseil présidentiel de transition doit prendre fin le 7 février 2026.

 

Oberde Charles

 

 

 

 

 

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