Des milliers de déplacés de Solino dans des conditions dramatiques, appellent à l'intervention de l'État
Plusieurs milliers d'habitants de Solino se sont réfugiés dans divers espaces à Pétion-Ville et à Delmas pour échapper à la terreur des gangs. Ces derniers se sont également réfugiés au local de l'Office de Protection du Citoyen (OPC), à l'École Nationale République de l'Équateur, ainsi que sur un vaste terrain situé sur la route de Bourdon. Les déplacés se plaignent de leur situation et demandent l'intervention rapide de l'État.
En effet, les exactions des gangs à Port-au-Prince ont provoqué un déplacement massif de milliers de personnes, que ce soit dans des zones comme Sylvia, Caravelle, Delmas 24, Fort-National et d'autres, pour se mettre à l'abri des malfrats qui ne cessent de détruire tout sur leur passage. Après plusieurs mois de lutte acharnée, les résidents de la localité de Solino ont été dispersés pour fuir les gangsters qui ont assassiné plusieurs dizaines d'entre eux et brûlé des centaines de maisons.
Les habitants de Solino ont connu une situation encore plus dramatique après la mort tragique du policier SWAT issu de la 31e promotion de la Police Nationale d'Haïti (PNH), Jeff Petit-Dieu. Le 13 novembre, des milliers de personnes se sont réfugiées dans les locaux de l'École Nationale de l'Équateur, à l'OPC, ainsi que sur un terrain sur la route de Bourdon. Les déplacés de l'École Nationale de l'Équateur, se trouvant dans des conditions lamentables où ils ne peuvent satisfaire leurs besoins fondamentaux, demandent aux autorités de venir les soutenir durant ce moment difficile.
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