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Des déplacés contraints de quitter les établissements scolaires avant la rentrée du 1er octobre

Des déplacés contraints de quitter les établissements scolaires avant la rentrée du 1er octobre

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Les centres éducatifs tels que l'École nationale Colbert Lochard et le Lycée Anténor Firmin se préparent pour la nouvelle année scolaire prévue le 1er octobre, malgré la présence de déplacés qui attendent toujours une aide financière pour leur relogement.

En effet, des dizaines de familles doivent quitter les locaux de l'École nationale Colbert Lochard, située à Bois-Verna, ainsi que ceux du Lycée Anténor Firmin, car les responsables s'empressent d'entreprendre des travaux de réparation afin que ces établissements puissent fonctionner pour l'année scolaire à venir.

Selon certains déplacés de ces camps, des organisations non gouvernementales (ONG) envisagent de leur apporter un soutien financier pour qu'ils puissent quitter les lieux. Plusieurs d'entre eux, hébergés à Colbert Lochard, affirment que les autorités leur ont donné un délai d'une semaine pour partir, permettant ainsi la poursuite des travaux de rénovation dans de bonnes conditions.

Ces déplacés appellent également à l'intervention de l'État pour obtenir une aide d'urgence, en attendant que les ONG leur versent les fonds nécessaires à leur relogement. Certains ont choisi de retourner à Carrefour-Feuilles pour nettoyer leurs maisons, dévastées par les gangs, malgré le danger persistant. Pour eux, cette démarche semble être leur seule option pour retrouver un semblant de foyer.

Toutefois, les gangs continuent de sévir dans des zones telles que l'impasse Eddy et Tunnel, à Carrefour-Feuilles. Malgré la menace, de nombreux déplacés souhaitent à tout prix retourner chez eux, tout en reconnaissant la possibilité d'une nouvelle attaque des criminels qui opèrent toujours de manière sporadique.

Par ailleurs, certains citoyens déplacés de Carrefour-Feuilles et d'autres quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince s'efforcent de réunir des fonds pour acquérir de petites parcelles de terrain à Canapé Vert, dans l’espoir d’y construire des abris temporaires. Ils craignent en effet que les autorités municipales ne les expulsent à tout moment.

En ce qui concerne la rénovation du Lycée Anténor Firmin, les sans-abri réclament que le gouvernement de Garry Conille et le Conseil présidentiel de transition (CPT) prennent en charge leur situation, faute de quoi ils refusent de quitter l'établissement.

Malgré cela, au passage des ONG, des dizaines de déplacés se sont inscrits, espérant recevoir des fonds pour se reloger temporairement, chez des proches ou en louant une maison, en attendant la mise en place d'autres programmes d'aide aux déplacés.

 

Veron Arnault

 

 

 

 

 

 

 

 

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