Haïti-Education: l'ANNIH exige des mesures pour faciliter la réouverture des classes aux parents
Le secrétaire général de l'Association nationale des normaliens indépendants d'Haïti (ANNIH) Jackson Germain, soutient que la date du 1er octobre 2024 fixée pour la réouverture des classes par le gouvernement, est assez raisonnable pour garantir le bon déroulement de l'année académique 2024-2025. Le syndicaliste ajoute que le gouvernement doit s’assurer de l'instauration d'un climat sécuritaire stable dans les divers endroits du pays, notamment ceux qui sont assiégés par les gangs et fournir une assistance financière aux parents victimes de l'insécurité durant ces dernières années, afin d'accompagner les élèves tout au cours de l'année scolaire.
Selon le ministre de l'Education, Augustin Antoine, la rentrée des classes pour la nouvelle année académique est programmée pour le mardi 1er octobre 2024. Une date qui ne fera pas l'affaire de tous, soulève le syndicaliste Jackson Germain. Pour lui, cette année académique qui vient d'être bouclée a été un véritable casse-tête pour les parents ainsi que les principaux acteurs du système éducatif. «C'est un peu compliqué pour l'Etat haitien de respecter le calendrier traditionnel lié à la réouverture des classes. Les problèmes socio-économiques et politiques ont trop duré. Ces derniers jours, on a des doutes puisque certains quartiers sont totalement occupés par des groupes armés et cela a influencé le fonctionnement des écoles dans certaines zones comme le Centre-ville de Port-au-Prince, Cabaret, Arcahaie et récemment Ganthier», a confié le syndicaliste.
Pour Germain, le choix de la date du 1er octobre est assez raisonnable, afin de fournir aux écoliers du temps pour leur apprentissage. En outre, il prend en compte la situation économique des parents qui sont profondément affectés par la crise économique du pays. «Certains feront tout pour être prêts en octobre, d'autres n'y seront pas. Les conditions de vie des personnes sont lamentables tant dans les sites des déplacés ainsi que dans les zones non affectées par la violence des gangs. C'est la misère, le chômage pour plusieurs familles», raconte le syndicaliste.
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