Journée nationale de l'enfance : la fondation Zanmi Ti Moun dénonce les inégalités et appelle à une politique d'enfance efficace
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En prélude à la journée nationale de l'enfance, le 9 juin prochain, la fondation Zanmi Ti Moun a organisé une conférence de presse ce vendredi 7 juin pour dénoncer un accès inégal et non équitable des enfants et des jeunes dans la société haïtienne à tous les points de vue. Elle demande au conseil présidentiel de rectifier le tir en mettant sur pied une véritable politique de l'enfance dans le pays.
La Fondation Zanmi Ti Moun appelle les autorités concernées à prendre des dispositions afin de donner une réponse urgente à ce phénomène qui gangrène la société. Afin de rehausser l'éclat de la journée, elle annonce par le biais de Samantha Vilson, travailleuse sociale à Zanmi Ti Moun, une série d'activités à Belladaires, Ouanaminthe et à Port-au-Prince. Ces activités porteront sur des activités ludiques, et des séances avec des psychologues entre autres.
En effet, madame Vilson est revenue sur la réalité de la violence des gangs armés qui poussent les habitants à fuir leur quartier accompagnés ou non de leurs enfants qui se retrouvent seuls, par conséquent exposés à tout type d'offre.
La non prise en considération par l’État haïtien des articles de la Constitution garantissant à toute personne le droit de vivre sans être exposée à des risques de danger, implique que plusieurs enfants soient à la merci des bandits armés au détriment de la société.
Pour sa part, Claiff Refuse, responsable juridique à Zanmi Ti Moun, demande aux autorités éducatives et judiciaires d'assumer leurs responsabilités spécialement auprès des personnes déplacées, hébergées parfois dans des sites loin de leurs enfants.
« Selon l'UNICEF, 314 000 personnes seraient déplacées dans l'aire métropolitaine, et la moitié sont des enfants. Bien que les enfants de toutes origines sociales soient touchés par la violence, une étude démontre que la pauvreté est un vecteur indéniable de violence et que les enfants issus de couches sociales défavorisées sont le plus souvent vulnérables à la violence, » a-t-il fait comprendre.
Gerard H. Resil
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