L'administration Biden restreint l'asile face à l'afflux massif de migrants à la frontière américano-mexicaine
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L’administration Biden a imposé de nouvelles restrictions sur l'asile face à un afflux massif de migrants à la frontière américano-mexicaine. Désormais, les migrants sans papiers seront moins susceptibles d'entrer aux États-Unis, avec un seuil de 2 500 rencontres quotidiennes en moyenne avant la fermeture de la frontière. Cette mesure affecte également les migrants haïtiens en quête de protection légale.
En effet, l'immigration est devenue un sujet majeur de campagne aux États-Unis. L'année dernière, les entrées illégales avaient atteint un record de 3,2 millions sur douze mois jusqu'en septembre, la plupart au sud du pays, par la frontière mexicaine, dépassant largement les chiffres des années Trump et Obama. Pour Joe Biden, le décret signé ce mardi 4 juin vise à reprendre le contrôle de cette frontière. Suivant certaines déclarations, à cinq mois de l'élection présidentielle, il est crucial pour le président de maîtriser cette situation qui menace sa réélection.
De fait, pour tenter de freiner ce phénomène devenu massif, Joe Biden a signé ce décret empêchant les migrants de bénéficier du droit d'asile lorsque leur nombre dépasse 2 500 par jour sur une période de sept jours consécutifs. Selon ce décret, les demandes d'asile ne seront à nouveau possibles que lorsque leur nombre sera inférieur à 1 500 par jour.
Pour cause, Joe Biden durcit le ton. Par ce décret, il a annoncé la fermeture de la frontière avec le Mexique aux demandeurs d'asile en raison d'afflux trop massifs. À l'approche de l'élection présidentielle, la gestion du dossier migratoire reste un point faible pour le président, laissent croire certaines informations.
Selon les responsables américains, cette nouvelle politique d'immigration répond à l'inaction du Congrès et à un afflux massif de migrants sans papiers que le gouvernement fédéral ne peut pas gérer efficacement. Toutefois, « La limite quotidienne moyenne de 2 500 rencontres n'affecte pas les migrants qui prennent rendez-vous via l'application CBPOne, ni les résidents permanents légaux, les titulaires de visa, les mineurs non accompagnés, les personnes en urgence médicale ou sous menace de mort, et les victimes de la traite. », appris t-on.
Les responsables de l'administration ont reproché aux républicains du Congrès de ne pas avoir adopté un accord bipartisan sur la frontière, tout en soulignant que les mesures adoptées n'incluent pas de personnel ni de ressources supplémentaires pour la frontière sud-ouest
Vladimir Predvil avec la Presse Internationale
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