Le conseil présidentiel de transition dans l'impasse
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Les membres désignés du parti Lavalas et de l'Accord de Montana ont demandé un report des élections pour la présidence du Collège présidentiel de transition, afin de mieux définir les modalités de vote ainsi que les responsabilités particulières de chaque membre.
Après plusieurs tentatives de réunion, le conseil présidentiel demeure dans l'impasse. Les représentants des secteurs ne parviennent toujours pas à trouver un consensus ni à faire de compromis pour élire un président et faciliter l'installation de cette structure. Dans cette lutte acharnée, certains se disent prêts à réorienter le processus pour accéder à la direction du CP.
Absents lors de la dernière rencontre prévue entre les membres du Conseil, les représentants de l'Accord de Montana et de Fanmi Lavalas évoquent la nécessité d'obtenir un accord politique entre les différents secteurs, de présenter officiellement les candidats à la présidence du CP et de définir clairement son mandat, tout en informant la nation sur les grandes lignes de la transition, le fonctionnement et la mission spécifique du groupement avant de procéder au vote.
Au milieu de ces difficultés, Lesly Voltaire, membre du CP désigné par Fanmi Lavalas, propose un report d'au moins 48 heures des élections, pendant que les conseillers se réunissent pour définir le mandat de la direction du Conseil Présidentiel, établir une méthode de vote, présenter les candidats aux autres représentants et membres des secteurs, et engager une concertation entre les acteurs dans un délai de 24 heures. « Lorsque ces critères seront remplis, et nous pensons qu’ils peuvent l'être rapidement, une élection sera possible, ce qui permettra à la transition de démarrer sur de bonnes bases. Nous sommes impatients de travailler avec vous dès demain matin pour y parvenir le plus rapidement et collégialement possible », a déclaré l'ingénieur architecte Lesly Voltaire dans une note.
De son côté, le Bureau de Suivi de l'Accord (BSA) de Montana, dans une correspondance adressée aux autres conseillers, demande le report des élections à un délai de 72 heures afin de renseigner et de rassurer la population que l'engagement envers la transparence guidera les membres du Conseil pendant la période de transition. « L'opacité qui entoure ce processus est un mauvais signe de départ pour l'ensemble du déroulement de la transition. Les candidatures à cette fonction importante de représentation demeurent inconnues de la population », a averti Fritz Alphonse Jean.
De son côté, le représentant du Rassemblement pour une Entente nationale (REN), René Jean-Jumeau, a jeté l'éponge et s'est désisté du rôle qui lui a été proposé en tant qu'observateur au sein du Conseil Présidentiel, soulignant qu'il ne peut rester impuissant dans la posture de spectateur et que la structure pourra désigner un représentant mieux adapté au poste.
« Depuis le début, j'ai toujours exprimé clairement ma position, tant au sein du REN que lors des discussions au Conseil, ainsi qu'en dialogue avec les médiateurs internationaux. Malgré cela, face au travail à accomplir dans le cadre de la préparation des nombreux documents et outils nécessaires à la mise en place d'un processus capable de servir valablement la population, mon engagement et mon dévouement ont toujours été totaux, et je n'ai jamais cherché à entraver le processus, travaillant avec vous presque sans arrêt de jour en jour. Mon intention n'a jamais été d'exclure qui que ce soit, mais plutôt de plaider pour que le REN joue un rôle actif, au nom et au bénéfice des membres les plus nombreux et les plus vulnérables de notre population », a-t-il précisé.
Sheelove Semexant
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