Haïti-Crise
Le RNDDH plaide pour un nouveau gouvernement et le démantèlement des bandits pour rétablir l’ordre
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Face aux appels à la démission, des autorités gouvernementales en Haïti, et des endroits de la capitale sont désormais sous le contrôle de bandits armés, laissant la population livrée à elle-même. Le Réseau national de défense des droits humains préconise la mise en place d'un gouvernement intègre, compétent et engagé, appelant à la fonctionnalité des institutions de l'État, la reprise du contrôle du territoire, la réappréhension des évadés, et la démobilisation des gangs armés.
Pour le RNDDH, les enquêtes sur les évasions carcérales et les attaques sont également recommandées, ainsi que des actions judiciaires contre les responsables, y compris le haut état-major de la police nationale d’Haïti. La situation exige des mesures urgentes pour contenir l'escalade de la violence.
En effet, depuis le 29 février 2024, le département de l'Ouest est le théâtre d'une violence sans précédent, orchestrée par des bandits armés. Les attaques, marquées par des meurtres, des enlèvements, des incendies et des pillages, ont engendré la destruction de locaux institutionnels, bancaires, commerciaux, et de nombreuses entreprises.
Le RNDDH dit avoir recensé 21 locaux vandalisés, forçant de nombreuses familles à fuir leur domicile pour se réfugier ailleurs. Malgré cette situation alarmante, aucune mesure de protection n'a été prise par les autorités, déplore cet organisme de défense des droits humains.
Aussi, pendant cette période, neuf commissariats, l'Académie Nationale de Police, et des prisons civiles ont été vandalisés, permettant l'évasion de milliers de détenus. Les autorités ont réagi timidement, se contentant à déplacer des véhicules blindés près de la prison civile de Port-au-Prince. Le gouvernement de facto a décrété l'état d'urgence et un couvre-feu dans le département de l'Ouest, mais les bandits ont bravé ces mesures en répétant leurs attaques, démontrant ainsi leur pouvoir incontrôlé.
Le RNDDH souligne que rétablir l'ordre reste impossible tant que les bandits conservent leur puissance, que la hiérarchie de la Police nationale d'Haïti collabore avec eux, et qu'ils continuent de bénéficier de la protection des autorités judiciaires et politiques. Les attaques à proximité des bureaux clés de la police soulignent l'inaction du haut commandement de l'institution policière, révélant une impéritie manifeste dans la gestion de la crise, a conclu le Réseau national de défense des droits humains dans son rapport en date du 6 mars 2024.
Vladimir Predvil
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