Le BAI plaide en faveur de la tenue du procès Petrocaribe
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Le bureau des avocats internationaux BAI continue d'exiger que des suivis soient faits, dans le cadre de la dilapidation par des personnalités des fonds Petrocaribe.
Lors d'une conférence de presse ce Mercredi 28 Février, Maître Mario Joseph, responsable du BAI, s'est exprimé sur le montant de 500 millions de dollars que l'État haïtien a versés au Venezuela et qui a annulé la dette.
Comme une piqûre de rappel, il a encore une fois attiré l'attention de la population sur la gestion frauduleuse par les divers ministères et administrations, de centaines de millions de dollars d'aide offerts par le Venezuela entre 2008 et 2016.
Projets engagés sans une évaluation des besoins ou même une estimation des coûts, violations répétées des normes de passation de marchés publics, selon Maître Joseph. Même si ce montant a été versé au Venezuela, les coupables doivent payer. « Les projets d’investissement et les contrats liés au fonds PetroCaribe n'ont pas été gérés en respectant les principes » insiste l'avocat.
Mis en place sous l'initiative de l'ancien président vénézuélien Hugo Chavez, ce programme a permis à plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes de bénéficier de prêts du Venezuela dans le cadre d'un mécanisme de livraison de pétrole à conditions préférentielles.
Les gouvernements haïtiens qui se sont succédé depuis 2008 ont lancé pour près de deux milliards de dollars de projets sans, le plus souvent, se soucier des principes de passation de marché indique le BAI.
« Les juges n'ont pas pu retracer un seul contrat pour la construction d'un parc industriel et de 1 500 maisons en périphérie de Port-au-Prince : ce qui a été le plus ambitieux projet public d'aménagement urbain initié à la suite du séisme de 2010 s'est arrêté en 2014. En dépit des recommandations de la Cour des comptes et malgré des manifestations populaires organisées depuis 2018, aucune poursuite n'a encore été menée contre les dizaines d'anciens ministres et hauts dirigeants impliqués dans le scandale PetroCaribe », déplore l'homme de loi.
Gerard H. Resil
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