Haïti-politique
Des acteurs n'entendent pas lâcher la mobilisation contre Ariel Henry
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Le Premier ministre Ariel Henry est bel et bien au pouvoir après la date d'échéance du 7 février 2024, qui pour des acteurs signe la fin de son gouvernement. Ce jeudi 8 février, des acteurs de la société continuent à se mobiliser contre le chef du gouvernement pour exiger son départ à la tête du pays, l'invitant à prendre la décision afin de mettre un terme à la souffrance du peuple haïtien.
Le discours du Premier ministre n'a pas calmé la colère de la population et celle des acteurs de la classe politique. Certains citoyens jugent son comportement de dictateur et soutiennent que ses propos sont irresponsables. Et regrettent ses promesses, vu qu'il n'a rien fait pour organiser des élections pendant ces 30 mois passés à la tête du pays, ni même rétablir l'ordre et la sécurité dans un contexte où une bonne partie du territoire est occupée par des hommes armés.
Moïse Jean Charles, le leader de la Plateforme Pitit Dessalines s'est exprimé ce jeudi, en conférence de presse pour dénoncer la décision du Premier ministre, qui a choisi de rester au pouvoir. L'ancien parlementaire a donc lancé une invitation à la population haïtienne, en vue de regagner les rues et poursuivre les mobilisations pour forcer le chef du gouvernement à quitter le pouvoir.
Il a par ailleurs, qualifié le neurochirurgien de malade mental, d'incompétent, d'une marionnette entre les mains des pays de la communauté internationale, qui ne fait que détruire les meilleures ressources de la nation haïtienne. En ce sens, le secrétaire général du Plateforme pointe du doigt les États-Unis et le Canada qui sont des alliés du pouvoir et qui ont une grande contribution dans l'instabilité, l'insécurité en Haïti et la multiplication des gangs.
Parallèlement, le parti EDE (Les Engagés pour le Développement) dit constater depuis la date du 7 février, la fin de la période intérimaire dirigée par le Dr Ariel Henry. «De ce fait, EDE invite le peuple haïtien ainsi que la classe politique à prendre officiellement acte de l'achèvement de cette période intérimaire et à intensifier la mobilisation nationale dans le but de forcer l'occupant illégal de la Primature à quitter impérativement ses fonctions qu'il exerce désormais sans titre ni qualité. Dans ce même esprit, EDE invite également la communauté internationale à
prendre note de l'arrivée de l'échéance juridico-politique du 7 février 2024 et à
s'abstenir de toute ingérence dans la ferme volonté du peuple haïtien de décider souverainement de son avenir» , lit-on dans le document.
En revanche, le parti de Claude Joseph, dénonce la volonté cynique du locataire de la primature, voulant causer un carnage en réprimant dans le sang les mobilisations populaires. D'un autre côté, la Conférence épiscopale d'Haïti (CEH) appelle les autorités haïtiennes à mettre un terme à la souffrance du peuple. Elle invite donc le Premier ministre Ariel Henry à prendre conscience de la gravité de la crise et à prendre une décision de sagesse pour le bien-être de la population haïtienne. « Le sang et les larmes ont assez coulé à travers les assassinats, les kidnappings et les viols perpétrés au cours de ces trois (3) dernières années. Nous en avons assez ! Fermez la vanne de sang et cessez de faire compter les morts», ont-ils lancé.
Oberde Charles
1 commentaire
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Louis Paul Germine
Mwen di Nou sa déjà , Haïti tankou bato titanic, lap koule ak tout Moun ki pa kitel Yo.