L'université, en tant que corps social, peut servir d'intermédiaire à la crise haïtienne, selon le professeur Sainthony Fanfan
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Ce jeudi, le professeur Sainthony Fanfan a lancé l'Action universitaire pour la Paix et le Développement (ACUPAD). À cette occasion, le recteur d'université a souligné que le secteur universitaire doit jouer son rôle dans la crise haïtienne et peut servir d'intermédiaire pour trouver une solution à la crise.
L'Action universitaire pour la Paix et le Développement (ACUPAD) est une initiative visant à faciliter la réflexion face au changement espéré au sein de la société haïtienne. Vu la réalité actuelle du pays, le professeur Sainthony Fanfan estime qu'on ne doit pas exclure un tel secteur des affaires de la République. Il souligne la nécessité d'un espace universitaire capable de contribuer à la promotion de la paix, du développement, et de créer une vie universitaire axée sur l'innovation, la solidarité, la fraternité, la tolérance, l'engagement et le partage des connaissances.
Selon le professeur de relations publiques, certains problèmes complexes de la société n'ont pas leurs solutions à partir des mesures politiques. Il soutient qu'il faut les discuter dans des espaces de réflexion de manière objective, rationnelle et scientifique pour trouver des réponses urgentes et durables aux problèmes du pays.
«Cette limite que nous nous imposons dans la société haïtienne est en quelque sorte l'une des principales causes qui expliquent le manque de cette culture du dialogue qui s'extériorise dans la crise actuelle. Au niveau de l'ACUPAD, nous croyons fermement que le milieu universitaire devrait être proactif, beaucoup plus proche et très impliqué dans les décisions socio-économiques et politiques du pays. L'université, en tant que corps social, subit les conséquences des troubles sécuritaires et économiques du pays, d'où la nécessité d'impliquer les jeunes dans les résolutions de sortie de crise, la bonne gouvernance et le développement », a-t-il souligné.
De son côté, Darius T. Junior, l'un des initiateurs de l'ACUPAD, indique que les jeunes universitaires, les professeurs et tous les acteurs doivent apporter leur soutien en guise de réponse à la crise actuelle. Il assure que l'on doit laisser à l'université suffisamment de place pour assurer son rôle et proposer des pistes de solution. « On doit consulter tous les secteurs, prendre leurs points de vue et analyser l'ensemble de la situation. On ne doit pas considérer la crise seulement avec un regard politique. Principalement, il faut discuter avec tous les acteurs et trouver un consensus », a-t-il déclaré.
En effet, précisant que la crise est un problème anthropocentrique, le président de l'ACUPAD estime nécessaire que l'État haïtien revoie ses rapports et ses actions avec la population. En ce sens, il considère que l'université doit participer aux dialogues, car, dit-il, c'est un secteur qui peut inspirer confiance aux différents protagonistes. Ainsi, le professeur appelle les acteurs à une prise de conscience.
Oberde Charles
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