Déplacés de Carrefour-Feuilles : un appel à l'aide ignoré
Quelques semaines après la réouverture des classes, certains établissements scolaires servent encore d'abris aux déplacés qui attendent le soutien des autorités gouvernementales pour regagner leur domicile et se reloger dans d'autres endroits.
Depuis l'invasion des gangs de Grand-Ravine à Carrefour-Feuilles, des centaines de personnes sont logées dans des institutions scolaires comme le lycée Antenor Firmin, le lycée Marie-Jeanne et autres. Plus d'un mois après investi ces espaces, la situation des déplacés n'est pas améliorée si l'on se fie aux propos de certains d'entre eux interviewés par une équipe de la Radio Télé Pacific et du Journal le National. Dans les centres d'hébergement, disent-ils, plus d'une centaine d'enfants sont privés du pain de l'instruction.
Jeanne, une déplacée rencontrée dit ne pas savoir où mettre la tête. C'est la première fois, dit-elle, que ses enfants ont du mal à aller à l'école. Elle en a profité pour faire la description de l'état de ce camp logé dans le nouveau local du lycée Alexandre Pétion à la rue Capois, non loin de la Rue Romain.
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