La Conférence épiscopale d'Haïti lance un appel au secours à la communauté internationale
La Conférence épiscopale d'Haïti, dans une note de presse, a exprimé ses vives préoccupations face à la crise multidimensionnelle qui mine le pays et qui a de lourdes conséquences sur la population haïtienne. Un avis que partage l'archevêque métropolitain de Port-au-Prince Max Leroy Mésidor, qui sollicite également le soutien de la communauté internationale pour aider Haïti à lutter contre le l'insécurité.
En effet, les évêques dressent un sombre tableau de la situation catastrophique du pays, soulignant que depuis plusieurs années la population vit l'une des crises sociopolitiques et sécuritaires les plus longues et les plus cruelles. Les gangs règnent en maître et seigneur. Ces derniers occupent plus des trois quarts du territoire de la capitale. Sans le moindre risque d'être interrogés, ils volent, violent, kidnappent, tuent et incendient comme bon leur semble.
«Le crime organisé a gagné tous nos départements, tous nos diocèses et presque toutes les grandes villes du pays. La région métropolitaine de Port-au-Prince est presque entièrement contrôlée par des bandits armés, organisés en gangs. Dans le département de l’Artibonite, des points stratégiques sont abandonnés à leurs actions terroristes. La population est prise en otage par la violence impitoyable des gangs et leurs alliés», décrivant la CEH.
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1 commentaire
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Edouard Cholo
C'EST QUAND MÊME TRISTE DE VOIR CES ÉVÊQUES POINTER DU DOIGT SEULEMENT LES GANGS, DE FAÇON CLAIRE.----« Les gangs armés qui terrorisent la population et paralysent les activités dans le pays, notamment à Port-au-Prince, ont le soutien « des pouvoirs publics et d’autres secteurs de la nation », a accusé les évêques---- QUI SONT CES SECTEURS ?---- La CEH (CONFÉRENCE ÉPISCOPALE HAÏTIENNE) n'a pas le courage de les identifier. Ne devrait-elle pas en premier lieu citer les noms des secteurs en question ou dénoncer nominalement les propriétaires des ports privés tels que GIlbert et Reuvan Bigio, Fritz Mews, Edouard Baussan, les 13 familles qui importent et vendent des armes en Haïti, entre autres.---- La plupart des gangs travaillent aussi bien pour le gouvernement de facto que pour des oligarques d'origine syro-libanaise, des empoisonneurs d'Haïti que nous devons chasser un jour ou l'autre, comme l'avait fait le président Nord Alexis-----Sous la présidence de Nord Alexis, (1902-1908) le Corps législatif sortit les grosses pièces de son arsenal et vota la loi du 13 août 1903 qui interdisait l’entrée en territoire haïtien d’immigrants d’origine syrienne. À ceux déjà établis dans le pays, la loi n’accordait qu’un court délai de six mois pour liquider leur commerce et quitter le territoire.----Les membres des gangs nous l'ont assez répété : « Nou pa konn vwayaje, zam ki nan men nou yo, se bay yo ba nou yo ». ----Pourquoi ces évêques haïtiens taisent les noms de ceux qui font du mal au peuple haïtien ? Pourquoi ceux qui écrivent, les Gary Victor de ce monde et ses acolytes GNBIS, n'accusent que les gangs et non leurs commanditaires, c'est-à-dire l'oligarchie locale. Tant et aussi longtemps que ces gens, ces lâches, ces complices religieux continuent de tourner autour du pot, sans dire les vraies choses, les vraies affaires, on ne sortira pas de l'auberge, parce que bien des évêques mangent dans la main du gouvernement de facto, des oligarques d'affaires venus d'ailleurs, d'où toutes ces rétentions, ces omissions, ces sous-entendus dans leur message.---Proposer des chaines de prière c'est de la passivité, c'est se moquer des victimes du viol, du kidnapping, de la rançon, etc., il nous faut plus que des chaines de prière. Sinon les gangs finiront par nous tuer tous sur demande de la CIA, des riches hommes et femmes d'affaires, du gouvernement américain, entre autres.---Demeurons « activement, en ces heures sombres de notre histoire de peuple, une Église qui sert, qui sort de chez elle, qui sort de ses temples, qui sort de ses sacristies, pour accompagner la vie», écrivent les évêques. Mais qu'attendent-ils pour quitter le confort de leurs palais épiscopaux, sortir de leurs temples, de leurs sacristies et accompagner le peuple dans les rues des 10 diocèses du pays pour forcer le gouvernement de facto d'Ariel Conzé Henry à vider les lieux. Si se pa sa nou fè, mèt gang yo ap fè yo touye nou tout. À quoi servent les mots, s'ils ne sont pas incarnés ou s'ils ne sont pas suivis d'actions ?----QUE NOUS LE DISIONS SANS AMBAGES, NOUS EN AVONS MARRE DE CES MESSAGES AMBIGUS OU À MOITIÉ DES ÉVÊQUES ET DES POLITICIENS HAÏTIENS----Jou pèp ayisyen an va leve kanpe ata legliz pap epaye. À BON ENTENDEUR, SALUT !