Promiscuité, insalubrité, manque d’eau: les conditions sanitaires des centres d'hébergement laissent à désirer
La région métropolitaine de Port-au-Prince est en proie aux violences de bandes armées depuis quelques semaines. Des résidents désemparés ont élu domicile dans des espaces publics, notamment des écoles nationales et lycées. Croupis dans la promiscuité, ils lancent des appels de désespoir aux autorités sanitaires par rapport aux maladies infectieuses et hydriques qu’elles contractent dans ces abris de fortune.
Alors que les cas de choléra continuent de faire des victimes à certains endroits du pays, la population est poussée à l’exode, en pleine saison cyclonique, s’inquiète de la détérioration des conditions de leur vie physique et psychique. Depuis plus d’un mois, les risques sanitaires se sont gravement accrus dans les centres d’hébergement suite à l’arrivée des familles ayant fui la fureur des gangs.
Les familles qui n’ont pas de proches pouvant les héberger vivent temporairement dans et autour des écoles publiques , dans des conditions sanitaires inacceptables, à même le sol sans moustiquaires. «Les personnes qui vivent ici ont survécu à plusieurs attaques et ont été contraintes de laisser derrière elles des abris déjà précaires. À chaque fuite, elles perdent une partie de leurs biens et n’ont plus rien», raconte une femme très préoccupée.
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