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Carrefour-Feuilles: le calvaire des déplacés

Carrefour-Feuilles: le calvaire des déplacés

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Les gangs n'ont pas chômé durant ces dernières heures dans la région métropolitaine surtout dans le quartier de Carrefour-Feuilles et ses environs où des centaines de personnes ont fui leur domicile pour se réfugier dans des centres d'hébergement inconfortables. Par rapport aux nouvelles attaques des bandes armées, des abris ont été abandonnés par les réfugiés qui ont été accueillis dans les locaux du lycée Anténor Firmin ainsi que le Rex théâtre. 

Alors que la situation s'est envenimée, les caïds n'ont pas stoppé l'invasion dans plusieurs quartiers qui sont actuellement considérés comme «Var». C'est le cas de la rue Nicolas, rue Laraque ou des résidents ont été forcés de quitter leur demeure.  

Par rapport au départ massif des victimes dans les sites qui sont à présent sous le contrôle des malfrats, deux nouveaux centres ont été aménagés pour recevoir des membres de la population de carrefour-Feuilles. Le lycée Anténor Firmin contient environ une centaine de familles ainsi que les locaux du Rex théâtre dont le nombre est incalculable selon les déclarations de Jacklin Jean, responsable de ce centre.

« Ils sont nombreux à attendre le soutien des autorités qui semblent, apparemment, n'être pas souciées de cette situation inhumaine que vivent les habitants de Carrefour-Feuilles. Nous sommes incapables de les aider malgré qu'on  a procédé à la distribution de 50 matelas, 40 kits alimentaires et 60 couvertures, cela reste insuffisant à cause de la quantité de personnes qui sont dans ce centre», a déclaré le responsable tout en déplorant l'état lamentable de l'espace où vivent ces déplacés internes. 

Une veuve qui a perdu son mari dans le drame à carrefour-Feuilles se trouve dans ce site avec ces 7 enfants. Plongée dans le désarroi, elle dit vouloir retourner dans sa région natale, mais les moyens financiers lui font défaut. 

D'autres victimes lancent des cris de désespoir.  Face à cette situation pénible, ils ont imploré la conscience des malfrats en vue de permettre à la population de regagner leurs maisons.

Apparemment la situation des déplacés hébergés au Lycée Anténor Firmin n'est pas si différente de ceux du Rex Théâtre. Ce 4 septembre, ils n'ont pas mâché leurs mots pour critiquer les autorités gouvernementales qui n'ont rien fait pour stopper ce désastre.

Ils en ont profité pour demander aux responsables de «Médecins sans frontières» d'organiser une clinique mobile pour ces réfugiés qui font face à une épidémie de grattelle. 


Veron Arnault

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