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700 cas d’assassinat ont été dénombrés au cours du premier semestre de l'année en cours par la Commission épiscopale Justice et Paix (CEJILAP)

700 cas d’assassinat ont été dénombrés au cours du premier semestre de l'année en cours par la Commission épiscopale Justice et Paix (CEJILAP)

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La Commission épiscopale nationale Justice et Paix (Ce/Jilap), a présenté, lors d'une conférence de presse tenue ce vendredi 25, une analyse sur la conjoncture sociopolitique et sécuritaire du pays pour le début de l'année 2023, tout en faisant un ensemble de propositions pour sortir le pays du gouffre.

La Commission épiscopale nationale Justice et Paix a dressé un sombre tableau de la situation du pays au cours de ces dernières années, où l'insécurité exacerbée ne cesse de faire régner la terreur et la désolation au sein de la population haïtienne. Une situation qui occasionne de nombreux déplacements internes et une migration massive de citoyens.

Selon la Ce/Jilap, au moins 712 personnes ont été tuées ou assassinées de janvier à août 2023, ce qui donne en moyenne 3 cas d'assassinats par jour. "Ces chiffres sont loin d'être exhaustifs, car les nombres de personnes victimes s'accroît au jour le jour avec les vagues de violences qui s'étendent dans les régions de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les villes de province", a souligné Jocelyne Colas Noël, la directrice de cette structure.

Elle souligne également les effets néfastes de la dégradation du climat sécuritaire, qui a provoqué la fermeture de nombreux établissements scolaires, conduisant au chômage bon nombre de professeurs et privant des milliers d'élèves du pain de l'instruction. En plus, les décès des apprenants victimes en se rendant ou en revenant de l'école.

L'Organisation de défense des droits humains a mis exergue les défis sociopolitiques et économiques, la cherté de la vie ainsi que l'instabilité politique auxquels est confronté le pays et qui le plonge dans un chaos total avec des centaines d'enfants errant dans les rues, des dizaines d'écoliers incapables de fréquenter les salles de classe.

En ce sens, la Ce/Jilap s'indigne face à l'inaction des autorités concernées qui ne tentent rien pour améliorer les conditions de vie des Haïtiens en proie à la crise économique aiguë, à l'insécurité, aux difficultés de satisfaire leurs besoins primaires et qui sont obligés de tourner vers les terres étrangères en quête d'une vie meilleure, même en procédant de manière illégale.

L'institution dit reconnaitre  que la Police nationale d'Haïti n'est pas en mesure  de résoudre le problème de l'insécurité, en raison des certains manquements. Pour y arriver, elle plaide pour le renforcement et un meilleur encadrement des agents. Elle se dit totalement opposée à toute éventuelle venue d'une force étrangère sur le sol haïtien.

Pour faire face aux défis et aux difficultés que rencontrent le pays, la Ce/Jilap recommande que l'on rétablisse le climat sécuritaire du pays, que l'on mette en place un Conseil électoral permanent avec des conseillers honnêtes et crédibles afin d'organiser des élections libres et démocratiques pour remettre sur pied les institutions étatiques. Elle invite le gouvernement à limiter les dépenses, à faire une meilleure exploitation des ressources naturelles, mais aussi d'amender la constitution haïtienne.

 

Sheelove Semexant

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