L’organisation socio-politique Viv-Ayiti appelle à la mobilisation le 18 mai
Pour dénoncer le projet constitutionnel de Jovenel Moïse, Viv-Ayiti appelle à la mobilisation le mardi 18 mai.
Les représentants de cette organisation sociopolitique, Rony Timothée et Biron Odigé, respectivement porte-parole et coordonnateur de l’organisation socio-politique Viv-Ayiti, invitent la population à fouler le macadam le mardi 18 mai pour dire non au projet de référendum qui, selon eux, est illégal.
En effet, Rony Timothée et les siens n’entendent pas avaler la pilule du projet référendaire du président Jovenel Moïse. Ils invitent la population à sanctionner cedit projet prévu pour le 27 juin prochain. Pour Rony Timothée, ce projet est une blague, car le problème haïtien n’est pas un problème de constitution, mais d’application de la Constitution en vigueur.
Un tel projet, d’après Rony Timothé, attise les critiques et ne fait que soulever la colère de plusieurs franges de la société haïtienne. L’activiste politique, dans un point autour de la Constitution de 1987, a rappelé que les citoyens délèguent la souveraineté nationale à trois pouvoirs qui sont : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le judiciaire. Le principe de la séparation des pouvoirs est l’apanage de la Constitution, c’est-à-dire, chaque pouvoir agit en toute indépendance l’un de l’autre.
Viv-Ayiti entend rejoindre les Haïtiens de la diaspora qui comptent se mobiliser eux aussi en organisant des manifestations ce 18 mai à Washington, Brooklyn et New York dans le but de dénoncer le projet de changement de constitution illégal du président Jovenel Moïse. Ils se disent en désaccord sur la façon dont le chef de l'État initie le processus. Il ne peut y avoir un quelconque changement de constitution sans, au préalable, une grande assemblée nationale afin d’aborder les vrais problèmes auxquels fait face la nation haïtienne, se désolent les membres de l’organisation.
Nos compatriotes, vivant sous d’autres cieux, comptent alors eux aussi faire entendre leurs voix ce mardi 18 mai 2021 pour rappeler au président de la République étoilée ses promesses de campagne d’avoir un regard tout à fait particulier sur les problèmes politiques qui gangrènent Haïti depuis quelque temps.
Le président de la République Jovenel Moïse avance dans son projet envers et contre tout. Malgré l’objet d’une forte vague de contestation de la part de l’opposition et d’une partie de la société civile, et même de la communauté internationale qui s’inquiète d’un processus qui n’est pas assez «inclusif» «participatif» et «transparent, le chef de l’État semble avancer en vainqueur sans tenir compte des opinions qui divergent autour de ce dossier.
Gerard Hirsh Resil
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