Massacre à Source-Matelas : Les victimes sont encore dans la tourmente
A quelques mois d’un premier massacre perpétré, en novembre 2022, dans la localité de Source-Matelas (commune de Cabaret), les hommes armés opérant à Canaan ont récidivé. Ce mercredi 19 avril 2023, en pleine journée, ces hommes lourdement armés ont attaqué la population après que des citoyens de la zone avaient pris l’initiative de se regrouper en brigade pour empêcher à ces malfrats d’envahir leur territoire. L’ancien député de la commune, Joseph Manès Louis, parle d’un lourd bilan de ces exactions : des dizaines de morts et des blessés par balles, certains sont incapables de trouver des soins, a-t-il souligné.
« Il n’y a pas de bilan définitif. Certains parlent d’une trentaine de morts et même d’une quarantaine. On ne peut pas clarifier en ce moment le nombre exact des victimes de ce massacre, puisque certains amis et familles appellent leurs proches au téléphone, ils ne peuvent plus leur joindre. Ils sont parallèlement coincés dans leurs maisons, sans nourriture, sans eau et sans aucun secours », a révélé l’ancien parlementaire de la 50e législature. Plus loin, Joseph Manès Louis révèle qu’il y a une paralysie totale des activités à Cabaret : pas de commerce, les institutions scolaires ferment leurs portes et la majorité des habitants ont fui les zones pour s’échapper de la violence des gangs qu’ils ont essayé de contrecarrer depuis plusieurs mois, ajoute-t-il.
En revanche, les localités de St-Gérard et Ibo Beach sont les plus touchées. « Dans une seule maison, 13 personnes sont mortes », a révélé un citoyen de la commune. Le Service maritime et de navigation (SEMANAH), a fait savoir qu’ils ont retrouvé 8 cadavres, dont les corps de 3 bébés en mer. « Ces personnes essayaient de fuir la zone à bord d’un bateau sans protection suite à l’attaque des bandits de Canaan. Une équipe de la SEMANAH poursuit avec les recherches en vue de récupérer éventuellement d’autres corps », à fait savoir le DG de l’institution. Pour sa part, Joseph Manès Louis confirme que des personnes blessées, suite à cette attaque, sont incapables de se rendre à l’hôpital à cause que les hommes armés assiègent et contrôlent une bonne partie des zones de ladite commune.
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