Des organisations sociopolitiques en colère par rapport à la dégradation de la crise sécuritaire
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Plusieurs organisations sociopolitiques, dont Challenger populaire, Kri pèp Kanapevè, pour ne citer que celles-là, ont exprimé leur indignation par rapport à la dégradation de la crise sécuritaire qui est hors de contrôle ou les enlèvements et les délits ne se comptent plus, dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon ces organisations, ce qui inquiète le plus ce sont les liens qui, selon toute vraisemblance, existent entre certaines bandes et les autorités de l’État. Ainsi, elles invitent la population à participer à trois journées de mobilisations les 27, 28, et 29 mars pour dire non à l’insécurité et demander du coup au gouvernement d’Ariel Henry de tirer sa révérence.
Ils ont tous observé quelques secondes de réflexion, en mémoire de tous ceux qui ont été victimes de cette vague de violence qui semble faire acception de personne. L’insécurité qui fait rage en Haïti rend le quotidien des Haïtiens et Haïtiennes toujours plus risqué, a, d’entrée de jeu, fait comprendre Reginald Dume l’air préoccupé. Il y a de cela quelques années, personne n’oserait dire que Thomassin, Laboule, ces quartiers de Pétion-ville seraient considérés aujourd’hui comme zone de non-droit.
Nous sommes pris dans notre propre piège, d’où la nécessité pour nous de chercher et de trouver une solution. Jour après jour, la gangrène de l’insécurité se métastase dans tous le pays ou les assassinats et enlèvements contre rançon menés par des bandits jouissant d’une quasi-impunité, sont devenus monnaie courante.
Ces organisations invitent donc la population à ne plus compter sur les actions du gouvernement, si acte il y en avait, mais à chercher à se faire justice soi-même. C’est dans cet ordre d’idée qu’elles comptent organiser à l’occasion de la commémoration du 36e anniversaire de la Constitution à se vêtir de blanc pour purifier la bataille, selon M. Dume.
Ces organisations disent compter sur un réveil brutal de la population, qui s’est laissé pendant trop longtemps mener en bateau par ses propres dirigeants, pour une autre libération du pays.
Gerard H. Resil
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