Martine Moïse critique le pouvoir
7 février 2023 ramène le dix-neuvième mois depuis l’assassinat de Jovenel Moïse, 58e président d’Haïti, dans sa résidence privée à Pelerin 5. À l’occasion, l’ancienne Première dame de la République, Martine Moïse, a dressé un bilan catastrophique de la mauvaise gestion du gouvernement en place.
L’ancienne Première dame de la République décrit la gouvernance du neurochirurgien Ariel Henry, qui a été le dernier Premier ministre choisi par son défunt mari, comme marquée surtout par la corruption, le renforcement des groupes armés, la protection des trafiquants d’armes et l’exploitation à outrance des maigres ressources de la République.
Mme Moïse à fait remarquer que la situation sécuritaire du pays s’est empirée depuis le départ brutal de Jovenel Moïse. « L’assassinat d’environ seize policiers, un soldat des Forces armées d’Haïti et de soixante-dix paisibles citoyens au cours des trente derniers jours témoigne du niveau de violence qui s’est installée dans le pays », a souligné Martine Moïse.
« La corruption réside dans l’ADN des dirigeants au pouvoir », a déclaré l’ancienne Première dame pour critiquer par l’équipe au pourvoir, qui a utilisé, souligne-t-elle, une enveloppe de 400 milliards de gourdes sans la réalisation d’un projet sérieux durant les dix-neuf mois.
Elle a rappelé que la date du 7 février 2023 a marqué les trente-septièmes anniversaires de la fin de la dictature et le début d’un régime démocratique et populaire pour le peuple haïtien. Mme Moïse a fait savoir que l’unique objectif de ceux qui ont assassiné son époux est d’accaparer tous les espaces de pouvoir du pays à travers la mise en place d’un gouvernement provisoire.
Plus loin, elle indique que ce 7 février devrait marquer la rentrée en fonction du 59e président d’Haïti. En lieu et place, le pays ne compte plus aucun élu. Elle critique les autorités en place qui ne manifestent, selon elle, aucune volonté réelle pour organiser les élections afin de permettre à la population haïtienne de choisir librement ceux qui doivent les représenter.
Elle a également critiqué la lenteur constatée dans le traitement du dossier de l’assassinat de l’ancien chef de l’État.
Yasmine Sanon
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