Pour alimenter Cap- Haïtien en eau potable
Une délégation composée de hauts cadres de la Direction nationale d’eau potable et assainissement (DINEPA), dont le directeur général Guito Édouard et le directeur régional Nord Pierre Bernadin Poisson, de hauts cadres de la Banque interaméricaine de développement (BID), un représentant du ministère des Travaux publics, Transports et Communication (MTPTC) et le délégué départemental du Nord, a visité les chantiers de Carénage, du Village Christophe à Vertières, de Babiole sur la Nationale numéro 1, du réservoir de Bel-Air et du forage de Balan dans la localité de Madeline et différentes structures impliquées dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.
Durant son séjour au Cap-Haïtien au cours de la semaine du 22 au 27 janvier 2023, cette délégation a passé en revue l’avancement des différents chantiers en cours dans la région, dans la cadre des efforts visant à alimenter la commune du Cap-Haïtien en eau potable après plus d’une décennie de carence et pour évaluer l’état d’avancement des projets avec les parties prenantes et de définir des plans d’action pour une exécution optimale.
En effet, dans plusieurs quartiers, des firmes privées haïtiennes et étrangères réalisent, sous la supervision du groupement WMI-SMAE et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA), des travaux de pose de tuyaux.
le directeur général de la DINEPA, M. Guito Édouard, à la fin de la visite, a brièvement présenté ce programme intitulé « Eau, assainissement et hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales de la région Nord d’Haïti » et a présenté du même coup le bilan des travaux déjà réalisés par les firmes opérant dans la Métropole du Nord, qui, selon lui, doivent poser un total de 219 kilomètres de tuyaux.
« Pour le moment, elles n’en fournissent que 15 % du travail », selon les constats de M. Edouard.
« Si le programme coûte cent vingt-cinq millions (125 000 000) de dollars US pour toute la commune du Cap-Haïtien, il y a quarante et un millions (41 000 000) de dollars US de contrats qui sont en cours d’exécution incluant l’Assistance technique par résultats (ATPR) fournie par le groupement WMI-SMAE », selon les précisions de Guito Édouard.
M. Édouard rassure que dans les 12 à 18 mois qui viennent, l’eau sera disponible dans les robinets des futurs abonnés. Il en a profité pour sensibiliser les citoyens sur la nécessité de payer ce service public pour qu’il soit pérenne, pour que la DINEPA puisse avoir suffisamment des ressources pour garantir la durabilité des infrastructures construites avec le financement de la BID.
« Pour faire arriver l’eau du captage de Balan aux deux réservoirs de Bel Air ayant une capacité d’environ 4 500 m³, il faut d’importants débours, et pour que la DINEPA puisse s’assurer de la survie et de la longévité du nouveau réseau hydraulique et du service de l’eau potable, il faut que les citoyens contribuent, donc ils doivent payer le service », a déclaré le numéro 1 de la et d’Assainissement DINEPA rappelant que la consommation se fera sur volume c’est-à-dire que chaque consommateur va avoir un compteur et va payer en fonction de la quantité qu’il consomme.
Le chef de la division des infrastructures de la BID, M. Sergio Campos, a félicité la DINEPA pour l’avancement des travaux tout en soulignant que ce grand projet va permettre à plus de deux cent cinquante mille (250 000) personnes dans la région du Grand Nord de bénéficier de l’eau en quantité et en qualité.
« Le Gouvernement haïtien a demandé à la BID de l’aider afin d’augmenter la disponibilité de l’eau à travers ces infrastructures hydrauliques dans le Nord. En ce sens, nous félicitons la DINEPA pour l’avancement des travaux », a indiqué M. Campos qui a tenu à rappeler l’importance de l’eau dans la vie et dans les ménages.
Dans la même ligne d’idée, il s’est réjoui de ce que la DINEPA ait appris des leçons d’actions passées, notamment à Port-au-Prince, pour mieux avancer avec les travaux du Nord.
Les dirigeants de la DINEPA en ont profité pour rappeler aux citoyens de protéger la vie des hommes au travail ainsi que les matériels hydrauliques pour une bonne garantie de la continuité du projet, car, disent-ils, les turbulences peuvent handicaper l’exécution des projets en cours qui créent des emplois dans les zones concernées.
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