Haïti/Crise
L’international appelle à un plus large consensus
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Si suivant les déclarations d’acteurs issues de différents secteurs, le « Consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes », signé le 21 décembre 2022, est très loin de faire l’unanimité à cause de son côté jugé par plus d’un de partisan. Le secrétaire d’État adjoint pour l’Hémisphère occidental au département d’État, Brian A. Nichols, demande à ce que plus de partis politiques représentatifs soient parties prenantes de l’initiative.
« Encouragé par l’accord politique du 21 décembre réunissant des Haïtiens de divers secteurs pour faire face à la crise politique, j’espère voir un consensus plus large et une plus grande flexibilité parmi les dirigeants de tous les secteurs afin qu’Haïti puisse faire progresser la réforme et la démocratie et améliorer la sécurité », a publié Brian Nichols sur son compte Twitter.
Pour sa part, l’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean plaide également en faveur d’un accord entre le Premier ministre Ariel Henry et des groupes de la société civile qui ont exigé sa démission, afin de mettre fin à l’escalade de la violence qui s’est installée dans le pays, et conduit le pays sur la voie des élections.
Cependant, hormis le parti Fusion des sociaux-démocrates (Fusion) qui d’ailleurs s’est toujours affiché comme allié du pouvoir en place, d’importants partis politiques n’ont pas paraphé l’accord ou s’y opposent clairement. Comme c’est le cas de l’Organisation du peuple en Lutte (OPL) qui dit y voir dans le consensus une manœuvre de l’occupant de la Primature pour rester au pouvoir, en raison notamment de l’absence des partis les plus influents, explique son porte-parole Danio Siriac.
Dans une note de presse publiée le 23 décembre, soit deux jours après la signature de l’accord, le parti politique Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation (UNIR) avait indiqué que le document ne referme pas ce qui est indispensable pour stabiliser le pays à savoir « un compromis inclusif et un consensus large ».
À la célébration du 219e anniversaire de l’Indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2023, le chef du Gouvernement avait laissé entendre que le consensus du 21 décembre est le compromis qu’il cherchait depuis son arrivée à la Primature. Le neurochirurgien avait clairement fait comprendre qu’il ne compte pas s’arrêter à mi-chemin. « On avancera avec ceux qui veulent. On laissera de la place pour ceux qui souhaitent nous rejoindre en cours de route, mais pour le moment on poursuivra avec ceux qui acceptent. »
Le chef du Gouvernement avait annoncé pour bientôt l’installation du Haut conseil de transition HCT, structure créée dans le cadre du consensus, dont les membres devant y siéger avaient déjà été désignés. Les nouvelles recommandations de l’international risquent de sérieusement changer la donne.
Esdra Jeudy
1 commentaire
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Bernard Leray
Comment appeler cet accord "accord" ? Quid du "Montana" ?