Le calvaire du Bas Artibonite
Les bandits armés membres du tristement célèbre gang baptisé « Baz gran grif » opérant à la Petite-Rivière située dans le département de L’Artibonite, continuent de faire parler d’eux. Malgré quelques interventions des forces de l’ordre, ces malfrats perpétuent leurs forfaits aux dépens de la population civile. Selon un rapport publié par une association locale, plus de 29 mille personnes ont abandonné leur domicile.
Kidnapping, détournement de marchandises, meurtre, viol collectif, la liste des exactions attribuées a ces hommes armés est loin d’être exhaustive. Bon nombre de femmes ont en effet été violées, notamment des « madan sara », ces femmes qui parcourent le pays kilomètres, perchées sur le dos des camions de marchandises, pour assurer le quotidien de leur progéniture.
Les témoignages de certaines victimes qui requièrent l’anonymat font froid dans le dos. Les femmes traversant cette région sont violées et parfois à tour de rôle. Pour exécuter leur plan macabre, ces malfrats se sont alliés à d’autres groupes armés qui les servent d’informateurs notamment celui dénommé « Gwo Boutèy » opérant dans la commune de Liancourt.
Comme conséquence, près de 29 821 personnes ont fui leur maison, craignant de faire les frais de la violence des gangs, selon une enquête effectuée par le Groupement des jeunes visionnaire pour le développement (GROUPJEVIDEV). Parmi les personnes déplacées, cette structure a recensé 13 522 enfants, 9204 femmes dont 47 sont enceintes et 7048 hommes.
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1 commentaire
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Briant carlos
Anyen serye yo pap regle e menm yo menm yo😏