Contre la violence basée sur le genre
Écouter l'article
Conjointement, la Ligue haïtienne des femmes pour le renouveau et le Rassemblement des Madan Sara Dayiti (Ramsa) ont organisé, ce vendredi 25 novembre, une séance de formation pour sensibiliser la population face aux actes de violence dont sont victimes les femmes et les filles. Cette première journée de formation a été réalisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre mené dans partout dans le monde à la fin de cette année.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’élimination de la violence faite à l’encontre des femmes, LIFER et Ramsa, deux regroupements féminins, ont sensibilisé des membres de la population sur les mauvais traitements à l’égard des femmes et des filles.
Lors de leurs interventions, les intervenants ont mis l’accent sur l’ensemble des actes de violence qui touchent les femmes. « La violence n’est pas qu’une affaire de viols, les atteintes à la pudeur à l’encontre de la personne humaine en font partie », dit la coordonnatrice de LIFER, Edelyne Vertus.
La violence basée sur le genre ne cible pas que les femmes et les filles, mais tous ceux qui subissent de la maltraitance au sein de leurs familles ou dans les autres entités de la société. « Toutes les catégories d’une société peuvent en être victime, car c’est une violation des droits humains », a-t-elle ajouté.
Elle appelle les membres de la population à lutter contre les viols sources de maladies sexuellement transmissibles et invite les victimes à les dénoncer. Par ailleurs, M. Edelyne Vertus incite les membres de chaque famille à combattre ce fléau en vue de préserver les enfants de ces mauvais comportements qu’ils seront sujets à reproduire à l’âge adulte.
De son côté, la présidente du Rassemblement des Madan Sara Dayiti, Jocelyne Jean-Louis, critique les divers cas de viols collectifs que sont victimes les Madan sara, ce qui favorise de nombreux cas de grossesses indésirables sans pouvoir identifier leurs pères. « Elles tombent souvent enceintes sans pouvoir identifier ceux qui en sont responsables », dit-elle.
Parallèlement, la représentante des Madan Sara dénonce la paralysie de la Nationale # 2 et de la Nationale #1 qui empêche la libre circulation de ces commerçantes et qui entrave également le bon fonctionnement de leur activité.
La commerçante souhaite continuer avec ces séances de formation dans plusieurs communes de la capitale, comme c’est le cas actuellement dans la commune de Kenskoff, de Cité Soleil et notamment dans le Centre-ville de Port-au-Prince afin que ses consœurs ne plus les proies de la violence dans la société.
À la fin de ces dix jours de sensibilisation contre la violence basée sur le genre, les organisations entendent poursuivre avec ce mouvement pour que le nombre de victimes de l’année 2023 ne soit plus aussi élevé que celui de 2022. En outre, elles espèrent une réelle parité entre les sexes.
Sheelove Semexant
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.