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Pont-Rouge, le grand défi

Pont-Rouge, le grand défi

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La commémoration du 216e anniversaire de la mort de l’empereur Jacques 1er s’est déroulée au Musée du panthéon national. Lors de cette cérémonie, le Premier ministre Ariel Henry a déposé des gerbes de fleurs. Le site habituel de cette célébration, Pont-Rouge, est dans les oubliettes.

En effet, cette année encore, la célébration des 216 ans de la mort de Jean Jacques Dessalines ne s’est pas deroulée au Pont-Rouge, l’endroit où l’on avait assassiné le Père de la nation haïtienne le 17 octobre 1806.

 

Ce n’est pas la première fois, car le 58e président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse, n’avait pas pu commémorer le 213e anniversaire de l’assassinat du premier dirigeant haïtien au Pont-Rouge, en 2019. Le 17 octobre 2021, lors d’une tentative échouée, le Premier ministre a laissé ce privilège au chef de gangs de G9.

 

Dans un contexte où la situation sécuritaire du pays se détériore de plus en plus, de ses anciennes appellations Pont-La nage et Pont-Rouge, le Pont-Dessalines est, cette année, sous le contrôle des gangs armés, couvert de détritus est tombé dans l’inconscient du peuple haïtien. Le docteur Ariel Henry, pour commémorer le 216e anniversaire de la mort du libérateur de la nation haïtienne, s’est rendu au Musée du panthéon national, au Champ-de-Mars, pour déposer un bouquet de fleurs en mémoire du grand ancêtre. 

 

Les dates historiques pour le peuple haïtien ont tendance à devenir des jours de congé ordinaires. À l’occasion de la fête du drapeau, les écoles n’organisent plus de parades.

 

Le sociologue Camille Chalmers a souligné que la situation sociopolitique, que connait le pays, a de sérieuses conséquences sur la culture du pays. Il fait savoir que non seulement la population a oublié le passé qui a su fait d’elle le peuple qu’elle est à présent, les autorités, de par leur irresponsabilité, ont fait perdre à bon nombre d’Haïtiens le sentiment d’appartenance au pays, a-t-il expliqué. La jeunesse du pays ne connaît pas sa culture. Pour faire face à ce phénomène, le sociologue affirme que nous devons construire beaucoup plus de monuments historiques et des lieux de mémoire pour préserver la mémoire du passé haïtien. 

 

 

     Sheelove Semexant 

 

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